Colombian Military Negotiate for Italian Armoured Vehicles

Pietro Batacchi – 24/04/201

Italian manufacturers are in talks with Colombian officials to negotiate the delivery of new military vehicles including the 8×8 IFV VBM Freccia. The Colombia Army has a requirement for a new 8×8 Infantry Fighting Vehicle as it is trying to improve its armoured component. The Colombian Army currently operates with the Brazilian made EE-9 Cascavel and EE-11 Urutu.

Colombia is also looking at the other vehicles such as the US Stryker that appears to be favoured due to the strong military and strategic links between Colombia and US. The two countries have worked together in a strong partnership aimed to fight drug traffic and illegal smuggling. The US can use Colombian bases and infrastructures to deploy military assets, including CIA and American Special Forces personnel operate in Colombia to mentor and support local counterparts.

Freccia Armoured Vehicle for the Colombian Military

However, Italian CIO (Consorzio Iveco Oto Melara) is trying to push the Freccia armoured vehicle proposing a large military package also including the Leopard 1 A5 MBT’s and the M113 APC coming from the Italian Army’s surplus.

The Leopard 1 A5’s were placed in storage as Italian armoured brigades dismissed them in favour of new Ariete MBTs. The 31sth Armoured Regiment "Pinerolo" Brigade was the last Italian Army Regiment to be equipped with Leopard 1 A5 as it was converted for the Italian Army’s "Forza NEC" Program, the Italian net-centric program.

The Leopard 1 A5 was produced by German KMW and Rheinmetall companies and bought by the Italian Army in the Eighties to use with armoured units alongside American M60s. The Leopard 1 A5’s were fitted out with a larger turret than the previous models to host a new fire control systems and enable night operations. Currently in the Italian Army surplus there could be more than 100 Leopard 1 A5’s.

The M113’s are still in service with Italian Army armoured and mechanized units, but they are being replaced with Freccias and they could be available as second hand equipment for the export. The Freccia armoured vehicle is currently deployed with Italian contingent in Afghanistan in Shindand western province.

At Eurosatory 2012 in Paris, the biannual land systems exhibition, CIO will show for the first time a new Freccia variant suited for RECCE operations and named "Explorer".

Source: Armed Forces International News

Ukraine on Brink of Missile Deal with India – Media

MOSCOW, April 25 (RIA Novosti)

Ukraine is close to signing one of its biggest ever defense deals for air-to-air missiles with India, according to Russian media reports.

Nezavisimaya Gazeta says the deal for R-27 missiles, worth hundreds of thousands of dollars, is in the final stages and is waiting for approval from the Ukrainian leadership.

The Vympel R-27 (AA-10 Alamo) missile is a medium-to-long-range air-to-air missile developed by the Soviet Union. It is similar to U.S. AIM-7 Sparrow.

The missile comes in infrared-homing (R-27T), semi-active-radar-homing (R-27R), and active-radar-homing (R-27AE) versions. It would be fitted to India’s MiG-29Su-27 and Su-30 fighter jets.

While the deal has not been confirmed officially, the paper quotes a source close to Ukraine’s national security and defense council, saying both nations are sensitive to Russian concerns over the deal and want to make sure that it would not irritate Moscow.

Tensions between Kiev and Moscow could arise later because if the deal is successful, India may want to buy other weaponry from Ukraine, entering a market dominated by Russia, defense analysts quoted by the paper said.

Some industry experts believe Moscow would not oppose the deal as the Ukrainian company is the only manufacturer of these missiles, although Russian firms supply some components for R-27.

The R-27 was originally designed by Vympel, a Russian missile design bureau, in the 1980s. Vympel is now part of Russia’s Tactical Missiles Corporation, which now produces successor weapons to R-27.

Artem, a Ukrainian arms firm involved in R-27 production in Ukraine, could not be reached for comment.

Ukrainian R-27s displayed by the Artem and Arsenal companies at the Moscow air show in 2011 featured what the makers claimed were upgraded seekers. Arsenal said it had developed a new infra-red seeker for the R-27 extending its detection range from 18 km to 30 km.

New Delhi showed interest at the recent DEFEXPO-2012 arms show in Ukrainian anti-tank missiles and new engines for Mi-family helicopters produced by the Ukrainian Motor Sich company, according to Ukrainian officials.

La folle semaine du Skylander de Geci International

19/04/2012 – Fabrice Gliszczynski

Une entreprise qui laisse entendre dans son communiqué que les pouvoirs publics partent en courant de son projet, un cours de Bourse suspendu pendant deux séances avant de faire les montagnes russes, et enfin les mêmes pouvoirs publics qui démentent vouloir se désengager, c’est la folle semaine qu’a connue Geci International, le concepteur d’un petit avion à hélices, le Skylander.

Tout a commencé le vendredi 13 avril dernier en fin de matinée. Geci International, la maison-mère de Geci Aviation, annonce dans un communiqué de presse qu’«à la suite de la diffusion d’informations confidentielles sur le financement du programme Skylander (un petit avions à hélices qui peut se poser sur des pistes difficiles, NDLR) il a demandé à 10h56 la suspension du cours des valeurs Geci International et Geci Aviation ». Une annonce surprenante après une semaine faste où le titre de Geci International a bondi de 89,7%. Peu de temps après en effet, les agences de presse Bloomberg, Reuters, AFP multiplient les dépêches en faisant état, sur la base d’un rapport d’experts, d’un montage du programme sous-financé et d’un besoin de ressources supplémentaires de 70 millions d’euros.

Vendredi, Geci annonce la caducité du protocole d’accord avec les pouvoirs publics

En fin de journée, un communiqué de Geci sur « le financement du programme Skylander » tombe. Il va droit au but : « Geci International a été informé de la caducité du protocole signé entre l’Etat, Geci International, la Région Lorraine et des investisseurs privés et annoncé le 1er février dernier ». Il enchaîne : « les premières conclusions des experts, mandatés par les acteurs du protocole (…) font apparaître un besoin de financement, jusqu’aux premières livraisons du Skylander, de l’ordre de 200 millions d’euros, à comparer aux 120 millions retenus dans le protocole". Après l’évocation de différents points comme les coûts, et les besoins de fonds de roulement nécessaires au financement des premiers avions,  Geci conclut qu’il « privilégie une structuration de financement alternative du programme Skylander avec, en particulier le recours à des investisseurs privés de long terme et le possible adossement à des industriels ».

Le titre fait les montagnes russes
Selon une source ministérielle « ce communiqué peut en effet  laisser croire que l’Etat se désengage ». La presse l’a d’ailleurs interprété ainsi. Le week-end passe. Et le lundi 16 avril, la Région Lorraine monte au créneau pour affirmer son soutien à Geci. Le président  du conseil régional, Jean-Pierre Masseret, organise une conférence de presse à Metz pour assurer que « le conseil régional n’abandonne pas le dossier Skylander ». Il appelle l’Etat à inciter les industriels aéronautiques à s’engager dans le projet. Présent, le PDG de Geci, Serge Bitboul déclare être « extrêmement serein sur la finalisation du bouclage financier du Skylander". Le lendemain, mardi 17 avril, le titre reprend sa cotation et dégringole de 27,52%, pour rebondir de 21,93% le jour suivant, mercredi 18 avril. Ce n’est pas le seul rebondissement de la journée.

"Quoi que dise Geci, l’Etat ne désengage pas"

En fin d’après-midi, à l’issue d’une réunion avec les ministres des transports Thierry Mariani, de la Défense, Gérard Longuet, et de la Formation professionnelle, Nadine Morano, Jean-Pierre Masseret déclare dans un communiqué : "L’Etat et la région ont confirmé leur participation financière, et l’industriel s’est engagé à apporter des financements complémentaires privés". Une avancée réelle du rôle de l’Etat. La veille à Metz, il semblait plus se limiter à inciter les industriels du secteur à investir dans le Skylander, que de prendre une participation financière dans le projet.  Pour conforter le message, le ministère des Transports déclare peu de temps après à l’AFP : "Quoi que dise Geci à aucun moment l’Etat ne se désengage. L’Etat soutient et examine, à côté d’autres investisseurs privés, la possibilité de soutenir davantage le développement de ce projet". L’engagement sur les 60 millions d’euros d’investissements de l’Etat sont toujours d’actualité, dit-on.

La communication de Geci pointée du doigt 
Bref , un retournement de situation rocambolesque. Du côté des ministères, on pointe du doigt la communication de Geci dans cette affaire. « Au cours de la réunion, on leur a dit de faire attention. On ne peut pas jouer comme cela avec les petits porteurs », explique à La Tribune une source ministérielle. Selon cette même source, le communiqué de vendredi soir a pourtant été validé par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). En outre, la caducité du protocole annoncée vendredi dernier remonterait en fait à environ un mois et demi, toujours selon cette source qui précise : « ce n’est pas l’audit qui a cassé le fameux protocole et ce n’est pas l’Etat qui est à l’origine de sa caducité. Nous, nous continuons ». Pour l’heure, les différentes parties cherchent à adosser Geci à un industriel.

Contactés par La Tribune, l’AMF et Serge Bitboul n’ont pas été mesure de retourner notre appel. Ce jeudi, le cours de Geci International a perdu 7,63%.

Source: la Tribune

Avions ravitailleurs : la France trouve un accord avec l’Allemagne et les Pays Bas

Par Barbara Leblanc – Publié le 18 avril 2012

Les trois pays s’engagent à renforcer les capacités européennes dans le ravitaillement en vol des avions militaires.

A l’occasion d’une réunion ministérielle de l’Otan à Bruxelles ce 18 avril, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas ont annoncé qu’ils étaient "fortement et fermement engagés" dans le projet de coopération récemment initié par l’Agence européenne de la Défense (AED), dépendante de l’Union européenne.

Ils expliquent vouloir être les nations cadres pour mener cette initiative qui vise à un accroissement d’ici à 2020 des capacités par le partage des ressources existantes ou l’acquisition de nouveaux moyens, comme l’avion de transport européen d’Airbus 330 MRTT.

Pour l’heure seuls dix pays européens possèdent 42 avions ravitailleurs mais de sept types différents, donc difficilement conciliables.
Lors de l’opération "Protecteur unifié" en Libye, 80% des opérations de ravitaillement en vol avaient été assurées par les Etats-Unis, faute de moyens suffisants pour les Européens. Pour remédier à cette situation, les trois pays veulent créer un vrai mouvement ouvert à tous les pays européens.

Le programme des avions ravitailleurs représentera "une contribution de l’UE" au sommet de l’Otan de Chicago des 20 et 21 mai, dont l’une des priorités est l’initiative "Smart Defence" ("Défense intelligente") visant à accentuer la coopération entre les alliés dans un contexte de crise financière et de baisse des budgets de la Défense.

Source: l’Usine Nouvelle

Un contrat en vue de plus de 3 milliards d’euros pour Thales

16/04/2012 – Michel Cabirol

Le Premier ministre, François Fillon, a rendu un arbitrage favorable pour la notification d’une commande portant sur la modernisation des radios tactiques. Bercy bloquait ce projet défendu par le ministère de la Défense.

Après examen du dossier ce week-end, le Premier ministre, François Fillon, a rendu un arbitrage favorable pour le ministère de la Défense en litige avec Bercy, qui s’opposait à la notification d’un contrat en faveur de Thales, évalué entre trois et quatre milliards sur une période de 22 ans, selon nos informations.

Pour 2012, le montant concerné pour le budget de la défense est estimé à 200 millions d’euros. « C’était un abus caractérisé d’obstruction de Bercy qui profitait de la période incertaine pour tenter d’économiser », soupirait-on de  source proche du dossier.

Modernisation de 33.000 postes radios

Gérard Longuet avait pourtant rendu un avis favorable mercredi 4 avril, avait révélé « Les Echos » la semaine dernière, mais Bercy s’opposait alors à la notification du contrat portant sur le programme Contact (Communications numérisées tactiques et de théâtre) qui doit moderniser les 33.000 postes radios PR4G de l’armée de terre, de la Marine et de l’armée de l’air.

Inscrit dans la Loi de programmation militaire (LPM) et dans le budget de la défense de 2012, ce contrat doit rapporter en moyenne 150-200 millions d’euros par an à Thales sur une période de 22 ans. Mais Bercy ne souhaitait pas notifier un contrat aussi important si près du premier tour. Matignon a tranché, confirmant l’urgence de lancer un tel programme pour équiper les forces armées d’une nouvelle génération de radios tactiques.

Source: la Tribune

Après le Canada, les surcoûts du F-35 posent problème aux Pays-Bas

15/04/2012

Les Pays-Bas achèteront moins d’avions de chasse américains que prévu. Au Canada, le programme d’acquisition de cet appareil est gelé

La question des surcoûts du F-35, l’avion de chasse américain construit par Lockheed Martin bat son plein. Ce dimanche, le ministre de la Défense des Pays Bas, Hans Hillen a indiqué que les Pays-Bas achèteront moins d’avions de chasse que prévu en raison de la hausse de leurs coûts et du fait que l’armée de l’air néerlandaise aura besoin de remplacer moins de F-16 qu’elle ne le pensait. Les Pays-Bas prévoyaient initialement d’acheter 85 F-35, construits par l’américain Lockheed Martin entre 2019 et 2027. Le ministre n’a pas précisé combien d’avions de chasse seront finalement achetés.

Un gonflement de 9 milliards de dollars de la facture canadienne

Au Canada, qui a commandé en juillet 2010 (sans appel d’offres) 65 exemplaires pour 9 milliards de dollars canadiens (autant de dollars américains), et 16 milliards en tenant compte des contrats d’entretien, la question des coûts fait rage depuis que le Vérificateur général du Canada (la Cour des Comptes locale) a reproché il y a un mois au ministère de la Défense Peter MacKay d’avoir fortement sous-estimé les coûts. Ceci en n’ayant pas « établi les coûts complets sur l’ensemble du cycle de vie » de l’appareil dont les coûts pourraient atteindre 25 milliards de dollars. L’opposition a aussitôt déclenché un tir de barrage contre le gouvernement conservateur.

Surtout, le rapport du Vérificateur a forcé le gouvernement à geler le budget pour l’acquisition des F-35, la plus grosse commande militaire du Canada. Aussi, ce gel pourrait se traduire par une révision à la baisse du nombre d’avions achetés. « Nous ferons l’acquisition du F-35 uniquement si nous pouvons le faire dans les limites de ce budget de 9 milliards de dollars », a déclaré le ministre associé à la Défense nationale, Julian Fantino.

Source: la Tribune

Thales signe un accord avec L-3 Communications

Par Barbara Leblanc – Publié le 11 avril 2012

Le groupe français vend son activité de simulation de vols basée en Grande-Bretagne pour 132 millions de dollars.

L’opération visant à la cession de la filiale ThalesTraining & Simulation Ltd  doit être bouclée d’ici à l’été. La filiale est spécialisée dans la simulation et la formation pour l’aéronautique civile.

Au total, elle emploie quelque 400 personnes et pourrait enregistrer un chiffre d’affaires de 150 millions de dollars en 2012.

Elle va venir accroître le portefeuille de L-3, dont le chiffre d’affaires annuel dépasser les 15 milliards de dollars. L’entreprise est spécialisée dans les systèmes de contrôle, communication, renseignement, surveillance et reconnaissance, et notamment l’aéronautique civile et militaire.

Source: l’Usine Nouvelle

Le futur moyen courrier russe MS-21 s’offre les moteurs de Pratt & Whitney

23/04/2012 – Emmanuel Grynszpan, à Moscou

Le moyen courrier russe MS-21 sera équipé au choix d’un réacteur américain ou russe. Le futur concurrent des monocouloirs de Boeing et d’Airbus, composé à 35 % de matériaux composite, entrera sur le marché autour de 2020.

Tout comme le dernier avion civil russe, le Sukhoi Superjet, le MS-21 recevra lui aussi un moteur étranger. Déterminée à revenir sur le marché de l’aéronautique civile après 20 années d’absence, la Russie intègre au maximum les technologies étrangères pour rattraper son retard. Constructeur du MS-21, la société d’Etat Irkut, plus connue pour ses célèbres avions de combat Sukhoï, devrait signer à la mi-mai un contrat avec le motoriste américain Pratt & Whitney.

Le quotidien russe "Kommersant" rapporte qu’Irkut va acheter "pour commencer" 100 réacteurs PW1000G pour son bimoteur MS-21. Des réacteurs coûtant 5,4 millions de dollars à l’unité. Le nouveau moteur de Pratt & Whitney a déjà été sélectionné comme moteur exclusif pour le C-Series de l’avionneur canadien Bombardier et du japonais Mitsubishi Regional Jet (MRJ). Il est également dans le catalogue d’Airbus pour l’A320 Neo.

Irkut est également tenu par son propriétaire OAK (corporation d’Etat russe regroupant la quasi totalité des actifs aéronautiques du pays) d’offrir à ses clients le choix d’un autre moteur. Logiquement, c’est le russe ODK (filiale d’OAK regroupant les fabriquant de réacteurs), qui a été choisi pour équiper le MS-21. Ce futur moteur, le PD-14, va également recevoir une commande de 100 exemplaires. Le PD-14 coûte 6 millions de dollars à l’unité. Selon Kommersant, Pratt & Witney sont disposés à offrir des rabais importants par rapport au prix catalogue.

Safran pas intéressé

La filiale motoriste de Safran, Snecma, qui fabrique le moteur de l’avion régional Superjet 100 de Sukhoï, en partenariat avec le russe Saturn, ne s’est pas porté candidat à l’appel d’offre du MS-21. "Nous avons déjà fort à faire avec le Superjet", confie une source chez Snecma. "Les Russes ont choisi des partenaires européens pour le Superjet tandis que pour le MS-21, ils piochent plutôt dans les technologies américaines, ce qui est logique".

La production en série du MS-21, qui était à l’origine prévue pour 2016, vient d’être reportée à 2020, selon le vice-Premier ministre, Dmitri Rogozine. Les essais vont démarrer en 2015-2016, précise-t-il dans des propos rapportés par Interfax. Premier avion moyen courrier conçu depuis la fin de l’époque soviétique, le MS-21 devra transporter jusqu’à 212 passagers sur 5.500 kms, suivant les versions. Son prix doit être autour de 65 millions de dollars.

L’avion qui n’existe aujourd’hui que sous forme de maquette, possède déjà à son actif 156 commandes fermes, dont 50 de la compagnie malaisienne Crecom, auxquelles il faut ajouter 84 options.

Source: la Tribune / AFP

Rafale: les espoirs déçus de Nicolas Sarkozy

11/04/2012 | 19:37

Michel Cabirol

Il y a encore quelques jours, le président de la République espérait s’envoler pour Abu Dhabi et signer une commande de 60 Rafale. Las. Tous les efforts qu’il aura consacrés au cours de son mandat afin de décrocher un premier contrat à l’export pour le fleuron de l’aéronautique militaire française auront été vains. Il faudra attendre le prochain quinquennat…

Et Nicolas Sarkozy ne vendit pas le Rafale sous son quinquennat… Cela a été pourtant l’un de ses défis quelques mois après son arrivée à l’Elysée. Une obsession déclenchée par l’échec cuisant du Rafale au Maroc qui a préféré acheter, à l’automne 2007, des F16 américains. Une défaite pourtant inenvisageable et un véritable affront pour le nouveau président qu’il était. D’autant que dans le cas d’espèce, sa responsabilité ne pouvait pas être engagée. Résultat, vendre le Rafale est devenu au fil du temps un leitmotiv. A tel point qu’ il s’est battu jusqu’au dernier moment pour convaincre les Emirats arabes unis (EAU) de signer un contrat dans le courant du premier trimestre 2012. En vain.

Et pourtant, une visite de Nicolas Sarkozy avait été programmée le 12 février, puis en mars. Il était prêt à sauter dans un avion pour signer à Abu Dhabi cette commande de 60 appareils. Un petit Etat du Golfe, situé à quelques kilomètres des rives iraniennes, à qui Nicolas Sarkozy a beaucoup donné, dont notamment la base interarmées tricolore doublée d’un renforcement de l’accord de défense de 1995 liant les deux pays. Ce nouvel accord prévoit que les deux pays décident "en commun de réponses spécifiques et adaptées, y compris militaires, lorsque la sécurité, la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance des Émirats arabes unis sont affectées". Il n’a pas eu en retour ce contrat. Un échec personnel même si Dassault Aviation, qui ne voulait rien lacher sur les marges de ce contrat, n’a pas toujours été un partenaire facile pour convaincre les Emiriens. Il sera vraisemblablement signé par le prochain président. Cruel pour Nicolas Sarkozy s’il n’était pas réélu en mai.

Sarkozy a tout tenté

L’aventure du Rafale à l’export est devenue une série à rebondissements pour les observateurs  A quelques jours de la fin de la cinquième saison, le constat est sévère. Pas de commandes fermes. Et pourtant, le 18 juin 2008 le secrétaire général de l’Elysée d’alors, Claude Guéant, fanfaronnait sur « Europe 1 » que Paris allait vendre bientôt « une centaine » d’avions de combat tricolores. Pour l’heure, seules des négociations exclusives sont en cours avec les Indiens pour un contrat de 126 appareils.

Pour vendre le Rafale à tout prix, Nicolas Sarkozy a donc tout tenté.. ou presque. Y compris en le proposant à des pays, où il avait peu de chance de réussir. C’était le cas du Koweït (14), qui avait pourtant exprimé un intérêt pour l’avion tricolore, ou d’Oman (12). Mais ces deux pays du Moyen Orient, sous forte influence américaine pour l’un, britannique pour l’un, n’avaient aucune marge de manœuvre pour s’offrir un avion compétitif. Le président a même pris des intitatives périlleuses en tentant de le placer au colonel Kadhafi, lorsqu’il était venu à Paris en 2007 planter sa tente dans le parc de l’Hôtel Marigny. Le Guide aura au moins pu constater, peu avant sa mort, toute l’efficacité opérationnelle du Rafale lors de la campagne de Libye (opération Harmattan).

Le Brésil, espoir déçu

Le Brésil, autre pays, autre échec. Le président Lula avait promis de sélectionner le Rafale peu avant son départ en décembre 2010. Nicolas Sarkozy, qui une nouvelle fois s’était personnellement investi, a donné beaucoup de son temps pour décrocher cette commande de 36 appareils. Au final, Lula n’a pas tenu parole. Pourquoi ? Mystère. Mais des rumeurs de rétrocommissions ont plané, avec la présence de certains intermédiaires français, qui apparaissent aujourd’hui dans des affaires sulfureuses autour du président de la République.

Et pourtant en septembre 2009, Nicolas Sarkozy tenait la grande forme à Brasilia. « Cela était devenu une affaire personnelle », notait alors un proche de la délégation. Le dimanche, avant de s’envoler vers Brasilia, le chef de l’État sentait le succès à portée de main même si, à son départ, rien n’était acquis, les Brésiliens restant encore très prudents sur une éventuelle annonce. Mais vendre le Rafale était encore la priorité de cette visite éclair de 48 heures à Brasilia, alliée au plaisir de revoir son homologue brésilien Lula avec qui il entretenait, en dépit de leurs différences politiques, de très bonnes relations. « Le lien affecif qui les unissait pouvait laisser croire que tout était possible », assurait-on alors.

Le fol espoir brésilien

À l’issue du dîner restreint offert par Lula ce soir-là, sentant qu’il pouvait faire basculer la décision et revenir à Paris avec une promesse de vente, Nicolas Sarkozy s’accroche. Il retourne voir, tard dans la soirée, la délégation élyséenne et celle de Dassault Aviation, dont le PDG Charles Edelstenne, pour leur demander de retravailler avec les Brésiliens la proposition française selon leurs dernières exigences . « Il faut battre le fer tant qu’il est chaud et tant que nous sommes sur place », avait-il exigé. Les équipes travailleront jusqu’à l’aube pour arrêter, vers six heures du matin, l’offre qui va définitivement convaincre les Brésiliens. Bousculés, ces derniers ne peuvent plus refuser.

« Nicolas Sarkozy a lessivé toute la délégation française, y compris Charles Edelstenne réputé increvable, par son dynamisme », se rappelle-t-on dans la délégation. « Le chef de l’État nous a fait gagner en moins de 48 heures des mois de travail », soulignait-on chez l’avionneur. Car c’est bien une négociation exclusive — même si ce terme n’a pas été inscrit noir sur blanc — qu’a arrachée in extremis Dassault Aviation. Ou plutôt le chef de l’État comme l’indiquait au « Monde » Charles Edelstenne : « C’est Nicolas Sarkozy qui a vendu le Rafale, ce n’est pas nous. Le succès lui revient ». Et pourtant ce sera l’échec. Là encore, le prochain président aura de très bonne chance de signer un contrat.

La Suisse, une maladresse qui coûte cher

En Suisse, Nicolas Sarkozy s’est pratiquement tiré une balle dans le pied. Berne n’a guère apprécié les propos de Nicolas Sarkozy lors du G20 à Cannes lorsqu’il avait dénoncé les « déficiences » dans les efforts de la Suisse pour ne plus être considérée comme un paradis fiscal. « Nicolas Sarkozy a probablement un problème avec nous, je ne sais pas lequel », avait ensuite déclaré, le 11 novembre, la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey. De là à dire qu’il porte la responsabilité entière de cet échec…

Officiellement, Berne, et plus précisément le ministre en charge de la Défense, Ueli Maurer, ont notamment justifié leur choix du Gripen suédois par des considérations budgétaires, l’offre du Rafale étant estimée par les experts supérieure d’un milliard d’euros. Soit 4 milliards de francs suisses au lieu de 3 milliards, qui étaient à peu près le budget que Berne envisageait pour renouveler sa flotte d’antiques F5 Tiger. « Les arguments financiers ont joué un rôle déterminant dans le choix du type d’avion, a confirmé un communiqué officiel.

Et l’Inde ?

C’est le point positif. Le Rafale est en pole position mais pour l’heure, rien n’est signé.  De surcroît, il est difficile de mettre ce début de succès au crédit de l’Elysée, tant Nicolas Sarkozy a multiplié les maladresses lors de ses visites en Inde. Même si l’Etat français a, à l’été 2007, poussé Dassault Aviation, qui était très hésitant, à concourir pour cet appel d’offres mirifique estimé à 18 milliards de dollars. A l’époque, Dassault Aviation attendait des garanties de Paris.

Tout comme aux Emirats et au Brésil, le prochain président de la République devrait en toute logique assister à la signature de ce contrat en Inde. Ce sera aussi probablement le cas au Qatar (entre 12 et 26), et peut-être en Malaisie (18). Il le devra en grande partie à l’obsession de son prédécesseur…

Source: la Tribune

Russia to Upgrade Two Warships for Algerian Navy

ST. PETERSBURG, April 5 (RIA Novosti)

Russia’s Severnaya Verf shipyard in St. Petersburg has signed a contract on the overhaul of two warships for the Algerian navy, the company’s press service said on Thursday.

The Russian shipbuilder will modernize a Nanuchka II class corvette and a Koni II class frigate, which have been in service with the Algerian navy since the 1980s.

“The contract has been signed in the framework of an agreement between [Russian state-run arms exporter] Rosoboronexport and the Algerian Defense Ministry,” the company said in a statement.

The agreement, inked in 2007, envisioned the overhaul of three warships of each class. Russia delivered the first pair, consisting of a Nanushka II class corvette and a Koni II class frigate, to Algeria in February, 2011.

About 80% of onboard systems were replaced in the course of repairs, and the ships’ service life was extended for 10 years.

The second pair of warships is being modernized at Severnaya Verf under a 2008 contract.

“The vessels will sail for sea trials in June, and will be delivered to the customer in July,” the company said.

Algeria is a key buyer of Russian weaponry. According to the Russian Federal Service for Military-Technical Cooperation, sales of military equipment to Algeria currently constitute 15% of Russia’s arms exports.

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