Cameroun: La course à l’armement chinois inquiète la France…

De sources généralement bien informées, l’option prise par les autorités camerounaises de se tourner également vers la Chine pour se ravitailler en armes et autres matériels militaires serait loin d’être du goût de Paris.Dans certains cercles du pouvoir à Yaoundé où l’information fuse à dose homéopathique, « l’ex-métropole » serait outrée, craignant sans doute que l’offre de l’Empire du milieu ne soit plus que favorable, parce que bon marché.

Au sein même du haut commandement militaire, des sources introduites font état de la « pression » française, notamment après la décision de Paul Biya d’envoyer il y a quelques semaines une mission de « prospection de haut niveau » en Chine. Une délégation composée d’experts en armement qui était conduite par le ministre de la Défense Edgard Alain Mebe Ngo’o.

S’il est vrai qu’il faudrait attendre encore quelques précisions pour connaître les vrais contours de ce qui pourrait être des « accords militaires historiques » entre la Chine et le Cameroun, des sources proches du dossier laissent croire qu’en dehors des armes proprement dites, le Cameroun envisagerait de se ravitailler en matériels militaires. Une information qui intervient dans un contexte où certaines indiscrétions n’écartent pas une visite officielle de Paul Biya en Chine où le numéro un camerounais devrait rencontrer son homologue Hu Jintao avec, à la clé, la signature de plusieurs accords de coopération.

D’après certaines sources, ce segment du marché était jusque-là largement contrôlé par la France. Mais il connaît quelques problèmes depuis l’habile expulsion il y a deux ans du général français Raymond Germanos, ex-conseiller militaire de Paul Biya. L’ancien sous-chef des opérations à l’Etat-major des armées en France était considéré comme le mentor de l’ex-ministre de la Défense Remy Ze Meka qu’on dit aujourd’hui en disgrâce depuis son éviction du gouvernement le 30 juin 2009. Pour revenir à la « commande » de l’armée camerounaise vis-à-vis de la Chine, celle-ci devrait prioritairement porter sur les armes légères.

A Etoudi, des conseillers du chef de l’Etat pensent que ce sujet aurait été évoqué récemment entre le président camerounais et le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé. Malgré des accords militaires signés entre les deux pays en mai 2009 alors que le Premier ministre français François Fillon séjournait au Cameroun, soit quelques semaines avant la première visite officielle de Paul Biya en Hexagone sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France et le Cameroun accorderaient difficilement leurs violons sur le volet sécuritaire, indépendamment de la prépondérance des ventes françaises.

Il n’y a pas longtemps, la coopération militaire franco-camerounaise avait connu une « certaine tiédeur » lorsque l’ancien commandant du Bataillon d’intervention rapide (Bir), le colonel Israélien à la retraite Avraham Avir Silvan, décédé en novembre 2010 suite à un crash d’hélicoptère entre Douala et Yaoundé, avait amené le haut commandement militaire à s’approvisionner essentiellement en Israël pour ce qui est notamment du matériel de communication.

Source: La Nouvelle Expression

 

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