Le Japon préfère le F35 américain à l’Eurofighter

13/12/2011

Yann Rousseau

Tokyo aurait finalement estimé que l’appareil de l’américain Lockheed Martin était le seul capable de répondre à la montée en gamme des aviations russe et chinoise.

Les industriels européens auront probablement une nouvelle occasion de fulminer, cette semaine, contre le gouvernement japonais. Tokyo devrait annoncer vendredi qu’il a choisi l’avion de combat F-35 du constructeur américain Lockheed Martin pour renouveler sa flotte vieillissante et non l’Eurofighter Typhoon, construit par un consortium regroupant les Britanniques de BAE Systems, les Italiens de Finmeccanica et les Allemands et Espagnols au sein du groupe EADS.

Selon la presse japonaise, la décision des autorités devrait être entérinée par le Premier ministre, Yoshihiko Noda, à l’occasion du prochain conseil de sécurité nationale. Le ministère de la Défense, qui a repoussé à maintes reprises son arbitrage dans cet appel d’offres, où concourrait aussi le F/A-18 Super Hornet de Boeing, aurait finalement estimé que l’appareil le plus coûteux de la compétition était le seul capable de répondre à la montée en gamme des aviations russe et chinoise.

Un coût supérieur à 6 milliards de dollars

Les responsables de la Force aérienne d’autodéfense japonaise (JASDF) sont inquiets des ambitions de ces deux nations, qui mettent chacune de leur côté la dernière main au développement de chasseurs de nouvelle génération. Ils auraient donc plébiscité la grande furtivité du F-35 dans leur projet de remplacement de leurs « vieux » F-4 Phantom à partir de 2016.

Le renouvellement des avions de deux escadrons, soit environ 40 appareils, pourrait coûter, selon les analystes, plus de 6 milliards de dollars.

A Tokyo, les entreprises européennes commençaient à douter, ces dernières semaines, des chances de l’Eurofighter Typhoon, dont les performances et le prix avaient pourtant été vantés par une partie de la JASDF et de l’administration. Leurs « sources » dans les coulisses du pouvoir leur avaient confié que le lobbying de Washington s’était récemment intensifié.

Sauf surprise, le ministère de la Défense japonais, qui ne traite quasi-exclusivement depuis la fin de la seconde guerre mondiale qu’avec des industriels nippons ou américains, va refuser une fois encore de froisser son allié «historique et stratégique ».

Source: Les Echos

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