DCNS propose la frégate Fremm et le Mistral au Canada

31/05/2012

Michel Cabirol

Le groupe naval français fait actuellement campagne au Canada pour vendre le design de la frégate multimissions en partenariat avec le chantier naval canadien Irving. Il est également en piste pour vendre de deux à trois Mistral à la marine royale canadienne. Deux projets assortis de transferts de technologies.

DCNS mise sur le Canada. Sans le dire officiellement mais tout le suggérant, le groupe naval vient d’ouvrir un bureau à Ottawa. C’est ce que ce que dit en filigrane le communiqué de DCNS, qui « aspire à apporter des solutions navales fortement interopérables avec le client canadien ». Il était d’ailleurs présent à l’exposition Cansec, organisée par l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité (AICDS) les 30 et 31 mai à Ottawa.

Pourquoi cet intérêt pour le Canada, qui d’habitude ne passionne guère les industriels de la défense français à l’exception donc de DCNS et de Thales, présent via sa filiale Thales Nederland ? Pour le groupe naval, le Canada est un pays où il lui semble possible de faire une percée commerciale. Du coup, il investit. « Nous n’irons pas en tant que prime (maître d’œuvre, ndlr) mais en partenariat avec des industriels canadiens », explique-t-on chez DCNS. Que vise DCNS ? L’acquisition par le Canada de douze nouvelles frégates en vue de remplacer les actuelles (Halifax) et de deux navires BPC (Bâtiment de projection et de commandement), de type Mistral dans le cadre de la stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale (SNACN) du Canada.

15.000 emplois au Canada

Ce programme doit consacrer une enveloppe de 33 milliards de dollars canadiens (25,8 milliards d’euros) sur une période de 20 à 30 ans pour la construction de 21 navires de combats à la Marine royale canadienne et de 7 autres civils pour la Garde côtière canadienne. Le gouvernement a d’ailleurs déjà sélectionné en octobre 2011 deux chantiers navals canadiens, le groupe Irving Shipbuilding pour les navires de guerre et Vancouver Shipyards (groupe Seaspan) pour les autres.

Selon l’AICDS, ces projets de construction navale représenteraient des avantages économiques directs et indirects annuels de plus de 2 milliards de dollars canadiens (1,56 milliard d’euros) et contribueraient à la création de 15.000 emplois au cours des 30 prochaines années. C’était l’objectif du gouvernement canadien. « La priorité absolue de notre gouvernement est de stimuler l’emploi et la croissance économique. Nous avons promis aux Canadiens de faire construire de nouveaux navires au Canada (…) », avait d’ailleurs expliqué en octobre dernier le ministre de la Défense, Peter MacKay, lors de l’annonce sur les choix des chantiers navals.

DCNS propose le design de la frégate Fremm

Selon nos informations, c’est dans ce cadre que DCNS discute actuellement avec Irving et lui propose le design de la frégate multi-missions Fremm (6.000 tonnes) avec des modifications canadiennes ainsi que le système de gestion de combat des navires (CMS), le Setis, assorti d’un transfert de technologies des plus classiques. Pour les missiles, les Canadiens vont se tourner naturellement vers les industriels américains mais sont intéressés par le missile anti-missile Aster de MBDA. Ce projet estime-t-on chez DCNS pourrait aboutir d’ici à deux ans.

Avantage pour le Canada, le design de la Fremm existe. La France a commandé à DCNS 11 frégates multi-missions pour des livraisons échelonnées entre 2012 à 2022. « Ces nouveaux navires permettront à la marine canadienne de continuer à surveiller et à défendre les eaux canadiennes et à contribuer de façon significative aux opérations navales internationales. Ce projet est à l’étape de l’analyse des options et sera présenté en temps voulu au gouvernement aux fins d’approbation pour passer à l’étape de la définition », explique le site des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Les BPC en piste pour régner sur l’Arctique

S’agissant des Mistral, qui intéresse beaucoup le Canada (La Tribune du 7 janvier), DCNS discute avec le chantier naval québécois Davie, le seul à disposer de bassins de construction suffisamment profonds pour le BPC ainsi qu’avec le groupe canadien d’ingénierie SNC-Lavalin. Le gouvernement canadien veut acquérir deux navires de soutien interarmées (NSI), que Ottawa juge « essentiels au succès des missions internationales et nationales des Forces canadiennes », et aura l’option d’en acheter un troisième. Le projet représente un investissement total d’environ 2,6 milliards de dollars canadiens (2 milliards d’euros).

Les NSI permettront de remplir les fonctions principales des pétroliers ravitailleurs d’escadre actuels, à savoir, entre autres, l’approvisionnement en carburant, en munitions, en pièces de rechange, en nourriture et en eau. Ils auront une installation moderne de soins médicaux et dentaires, comprenant une salle d’opération, ainsi qu’un atelier de réparation pour assurer le fonctionnement des hélicoptères et d’autres équipements; enfin, ils auront une capacité d’autodéfense élémentaire. Le chantier naval STX France a la possibilité de « consolider la coque du navire afin de l’adapter aux latitudes septentrionales ». C’est ce qu’avait affirmé en 2010 lors du salon Euronaval, le directeur général de STX France, Jacques Hardelay. Depuis la France a vendu le Mistral à la Russie, dont un exemplaire serait affecté dans l’Arctique. Un atout de plus pour le BPC dans sa campagne de promotion au Canada.

Source: la Tribune

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French helicopter carrier FS Dixmude visits Cape Town

Written by Dean Wingrin

Thursday, 17 May 2012

The French Navy Landing Helicopter Dock (LHD) ship FS Dixmude docked in Cape Town yesterday, accompanied by the anti-submarine frigate FS Georges Leygues.

The two Marine Nationale vessels arrived in Table Bay Harbour yesterday morning for what been described by the French Navy as “bilateral cooperation and defence diplomacy”.

They are operating as the Jean D’Arc Mission, which is a training deployment for officers-to-be and concludes their curriculum at the naval academy. The sea deployment rounds of their naval academy training and allows them to put their theoretical knowledge into practise.

Asked about their five-day visit to Cape Town, Captain Guillaume Goutay, Commanding Officer of Dixmude, replied that they were in South Africa to work with the SA Navy on anti-submarine warfare and anti-surface warfare exercises.

Escorted by the frigate, Dixmude left Toulon, France, in March for her five month deployment. After operational amphibious training in the Mediterranean, the Mission for three weeks participated in anti-piracy duties as part of the European Union’s Operation Atalanta. Goutay confirmed that they did not encounter any pirates.

Following their departure from Cape Town, the Mission will visit Rio de Janeiro in Brazil before deploying to the Gulf of Guinea as part of the patrol of French maritime areas overseas.

“We will also one have one South African Navy cadet on board for the two week trip to Brazil,” Goutay added. The cadet will join the other 144 midshipmen (including 21 women) from 16 countries aboard the Dixmude. Many of the cadets rotate between the Dixmude and Georges Leygues during the deployment.

Under Project Millennium, the South African Navy has a requirement for an amphibious transport ship similar to the FS Dixmude. The navy is pressing for two LHD-style 20,000-tonne strategic support ships, very similar to the 21,600 ton Mistral class Dixmude. The LHD is capable of accommodating 16 helicopters, four landing craft and up to 110 armoured vehicles. Living quarters are capable of comfortably accepting 450 troops, while a large hospital is equipped with 69 beds.

While Goutay denied that the purpose of their visit was to market the ship to South Africa, a small exposition is being held onboard. While Mistral class ships have visited Cape Town before, it is certain that members of the SA Navy and government defence procurement officials will take a keen interest in the capabilities the ship has to offer to South Africa in the peace-keeping, disaster support and diplomacy roles.

For both Goutay and the Commanding Officer of Georges Leygues, Captain Jean-Marin d’Hebrail, this is their first visit to Cape Town and they’re looking forward to visiting Table Mountain and sampling the fine wines the Cape Peninsular has to offer.

As Goutay mentioned, “We are French!”

Source: defenceweb.co.za

La France a vendu 5,12 milliards d’euros d’armement en 2010

Le 26 octobre 2011 par Rémy Maucourt

Le ministère de la Défense a publié mercredi ses chiffres définitifs : les ventes de matériel militaire ont fortement baissé en 2010 par rapport à 2009.

5,12 milliards d’euros en 2010, contre 8,16 milliards d’euros en 2009. Les ventes d’armes de la France ont chuté de 37% l’année dernière. Le pays se maintient toutefois au 4e rang mondial des exportateurs du secteur.

Ce résultat était attendu. Au mois de mars dernier, les Echos annoncait même des exportations divisées par deux. L’année 2009 avait été particulièrement faste, grâce notamment à de gros contrats signés avec le Brésil.

Le ministère a tenu à rappeler que le niveau des exportations d’armement en 2010 reste supérieur à son niveau des années 2004-2005.

Retrouvez le rapport complet sur les exportations d’armement

Source: L’Usine Nouvelle

Accord définitif sur la fourniture de Mistral à Moscou

par Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou

26/05/11

DEAUVILLE, Calvados (Reuters) – La France et la Russie sont parvenues à un accord définitif sur la fourniture à la marine russe de quatre porte-hélicoptères de type Mistral, ou BPC (bâtiment de projection et de commandement).

L’annonce en a été faite jeudi par les présidents français Nicolas Sarkozy et russe Dmitri Medvedev lors d’une rencontre en prélude au sommet du G8 qui s’est ouvert à Deauville.

En négociation depuis plusieurs mois, cet accord, le premier portant sur la fourniture de matériel militaire « sensible » à la Russie par un pays membre de l’Otan, a déjà suscité des réserves de la part des Etats-Unis et de l’inquiétude chez les voisins de la Russie comme la Géorgie.

« Nous avons trouvé un accord définitif s’agissant des deux BPC construits en France et deux BPC construits en Russie », a dit Nicolas Sarkozy lors d’une courte déclaration avec Dmitri Medvedev.

« Les éléments de la signature et du contrat ont été réglés, la signature aura lieu dans les quinze jours’, a-t-il ajouté.

Dmitri Medvedev a confirmé la signature prochaine de l’accord, qu’il a qualifié de « très important pour les relations entre la Russie et la France ».

Les pourparlers entre les deux pays ont commencé fin 2009 et ont longtemps buté sur les transferts de technologie réclamés par la Russie et sur le prix.

Ils sont entrés dans la dernière ligne droite après la signature, en janvier, d’un « accord politique » confirmant les termes de la négociation, à savoir que deux des BPC seront construits dans les chantiers navals STX de Saint-Nazaire et les deux autres ultérieurement dans des chantiers navals russes.

Citant des sources proches de la négociation, les médias russes avaient alors indiqué que le prix total des deux premiers BPC serait de 1,37 milliard d’euros.

Leur construction représentera pour les industriels français DCNS et STX l’équivalent de cinq millions d’heures de travail ou 1.000 emplois sur une période de quatre ans.

ACCORD DANS LE TOURISME

Long de près de 200 mètres et pesant 21.300 tonnes, le BPC peut embarquer jusqu’à 16 hélicoptères et quatre chalands de transport de matériel ou deux engins de débarquement et 900 hommes.

Il peut également transporter une quarantaine de chars lourds et accueillir un poste de commandement capable de conduire une opération interarmées d’ampleur limitée.

La marine russe avait exprimé son intérêt pour les BPC après le conflit avec la Géorgie de l’été 2008, dans lequel la France avait joué les médiateurs, estimant que la possession d’un tel bâtiment lui aurait permis d’accomplir la mission qu’elle avait alors menée beaucoup plus rapidement.

Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois plaidé jeudi pour une normalisation des relations militaires avec Moscou.

« Je voudrais redire ma conviction et la conviction de la France que la Guerre froide est terminée, que le Mur de Berlin est tombé et qu’il faut considérer la Russie comme un pays ami et réfléchir avec elle à la constitution d’un vaste espace de sécurité et de prospérité ensemble », a-t-il dit.

A l’issue de leur entretien de près d’une heure dans un grand hôtel de Deauville, Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev ont par ailleurs diffusé une déclaration conjointe sur un projet de coopération pour le développement touristique du Caucase Nord.

Ce projet, dénommé « Vissota 5642 », a notamment pour objectif le développement de stations de sport d’hiver et la création de stations balnéaires sur le littoral de la Mer Noire et autour de la Mer Caspienne.

La France est « pleinement disposée » à partager avec la Russie son expérience et son expertise dans ce domaine et ce projet figurera dans les priorités du partenariat stratégique entre les deux pays, lit-on dans la déclaration franco-russe.

Selon le journal économique russe Vedomosti, qui cite des sources officielles russes, les deux pays envisagent de mettre sur pied une coentreprise de deux milliards d’euros pour la réalisation concrète de ce projet.

Edité par Yves Clarisse

Source: Nouvel Observateur

Mistral: la Russie change de négociateurs

AFP
13/05/2011 |

Le vice-premier ministre russe, Sergueï Ivanov, a annoncé vendredi que Moscou avait changé l’équipe de négociateurs russes chargés de l’achat de deux navires de guerre français de type Mistral, sur fond de pourparlers difficiles.

« De notre côté, la délégation chargée des négociations est dirigée par Rosoboronexport », l’entreprise publique russe chargée des exportations d’armements, a déclaré M. Ivanov à des journalistes qui l’interrogeaient sur le changement d’équipe, selon l’agence Interfax.

Une source militaire russe avait indiqué la semaine dernière que l’équipe de négociateurs russes avait changé après le limogeage de l’adjoint au commandant de la Marine, le vice-amiral Nikolaï Borissov, et la nomination du vice-ministre de la Défense, Vladimir Popovkine, à la tête de l’Agence spatiale russe.

Les négociations achoppent sur les transferts de technologie, avant tout le système de combat Zenith 9 et le système de commandement SIC-21, selon une source militaro-diplomatique citée par l’agence Interfax.

Ces difficultés pourraient repousser à l’année prochaine la signature du contrat évalué par Moscou à au moins 1,5 milliard d’euros, qui a fait l’objet d’un accord politique entre les deux pays, selon la même source.

La Russie achètera deux Mistral à condition que la France accepte de transférer les technologies du Zenith 9, a averti au début du mois une source du complexe militaro-industriel russe.
Fin janvier, la France et la Russie ont signé à Saint-Nazaire (ouest de la France) un accord très controversé qui prévoit la fabrication de quatre navires de type Mistral pour la marine russe. Deux bâtiments doivent être construits essentiellement en France et deux en Russie.

La fourniture à Moscou d’un tel navire est une première pour un pays de l’Alliance atlantique. Elle a suscité les critiques de Washington et des pays baltes, membres de l’Otan comme la France, ainsi que de la Géorgie.

Mistral: Moscou insiste sur la vente sous licence du système Zenith-9

13:55 06/05/2011
MOSCOU, 6 mai – RIA Novosti

La Russie signera un contrat sur l’achat de porte-hélicoptères français de classe Mistral uniquement si les Français acceptent de lui fournir la licence de construction du système de combat Zenith-9, a appris vendredi RIA Novosti d’une source au sein de l’industrie de la défense russe.

« Lors des négociations, nous avons compris que les militaires français considéraient le système Zenith-9 comme le plus sensible. Ils se sont montrés hostiles à sa remise à la Russie bien qu’on ait initialement examiné la possibilité de livraison de ce système sans licence de construction. Mais la Russie, qui souhaite obtenir de nouvelles technologies avec le navire, insiste sur la licence et la décision des Français scellera le sort du contrat », a indiqué le responsable.

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral est long d’environ 200 m et peut transporter six hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux aéroglisseurs de faible tonnage, ainsi que 450 soldats.

La fourniture à Moscou d’un tel navire est une première pour un pays de l’Alliance atlantique. Elle a suscité des critiques de Washington et des pays baltes, ainsi que de la Géorgie.

Mistral: l’accord perd le soutien de la France

PARIS, 16 mars – RIA Novosti

L’accord russo-français portant sur la vente de porte-hélicoptères de classe Mistral perd le soutien de la France à cause de l’intention de Moscou d’obtenir des technologies françaises et de l’inquiétude des voisins de la Russie, annoncent les médias français.

D’après les informations de la presse française, la Russie est parvenue à faire un changement très important dans l’accord de vente intergouvernemental, conclu le 25 janvier 2011. Cette modification a transformé la « contribution » française aux transferts technologiques pour la Russie en une « garantie ».

Les médias annoncent également que la vente des Mistral à la Russie a suscité l’inquiétude de la Géorgie, des pays baltes et du Japon, depuis que Moscou a affirmé que quelques navires seraient alloués à la flotte de Pacifique.

Ce mardi le ministre-adjoint de la Défense, Anatoli Antonov, a annoncé à RIA Novosti que le contrat final spécifiant les conditions de fourniture et de construction ne serait pas signé prochainement.

Selon les médias, Paris et Moscou ont quelques semaines pour trouver un compromis, mais même les plus fidèles partisans français de l’accord estiment qu’il coûte trop cher à la France.

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral est long d’environ 200 m et peut transporter six hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux aéroglisseurs de faible tonnage, ainsi que 450 soldats.

L’accord intergouvernemental russo-français a été signé le 25 janvier à Saint-Nazaire (Loire atlantique). Cet accord ne contient pas de délais de livraison, ni de prix – ces détails seront réglées par un contrat commercial qui doit être signé entre le russe Rosoboronexport et le français DCNS.

Source : RIA NOVOSTI

Russian navy’s regeneration plans

A recent deal under which Russia will buy four Mistral naval ships from France is an important demonstration that Moscow is getting serious about building a modern navy. The first two landing helicopter docks (LHDs) will be constructed in France and, in a significant boost to the Russian shipbuilding industry, the other two will be built under licence in Russia. Agreed on 25 January, the deal will mark the first time that a Western country has transferred any major weapons platform to Russia since the end of the Second World War. However, it remains unclear whether it will kick-start a new phase of modernisation, and whether the large-scale reform envisaged in Russia’s State Programme of Armaments 2011–2020 can be realised.

Boost to Russian industry
The agreement has wide-ranging implications for industry, for foreign aspirations to participate in the Russian market, for military capabilities and for Russia’s longer-term modernisation plans.

Source: Strategic Comments/IISC

http://www.iiss.org/publications/strategic-comments/past-issues/volume-17-2011/february/russian-navys-regeneration-plans/

Russia and France in deadlock over Mistral cost: report

Moscow (AFP) March 3, 2011

Russia and France have hit deadlock in talks over a deal for Moscow to buy Mistral helicopter carriers, with the two sides unable to agree on a price, a report said Thursday, citing Russian sources.

Russia insists it will pay no more than $980 million (706 million euros) for two Mistral-class ships, while France insists on a contract worth at least $1.15 billion, the Kommersant business daily reported.

« The two sides have a number of issues where they disagree in principle, primarily on the price of the ships that are being bought, » Kommersant cited a source involved in the long-running negotiations as saying.

The Russian leadership may have to hold fresh talks on the deal with French President Nicolas Sarkozy after talks in Paris last week ended in an impasse, sources said.

The Russian agencies that sent delegates to the talks, including the arms export monopoly, Rosoboronexpert, and the industry and trade ministry, declined to comment to Kommersant.

Russia and France signed a landmark agreement in January on equipping the navy with four of the helicopter carriers, two of which would be largely built in France and two of which would be built in Russia.

Russia’s top general said last month that Moscow could deploy the ships, which can also carry tanks, in the disputed Kuril islands, which are claimed by Japan.

The deal to build the Mistral for Russia would secure jobs in the French shipyards, but France’s NATO allies have expressed concern about arming Russia with modern Western weaponry.

Ventes de Mistral : négociations dans l’impasse entre Paris et Moscou

Fin janvier, la France et la Russie ont signé un accord qui prévoit la fabrication de quatre navires de guerre français de type Mistral pour la marine russe, deux produits majoritairement en France et deux en Russie. Les négociations achoppent sur le prix de vente, a rapporté jeudi le quotidien russe « Kommersant ».
Source: Les Echos