Purchase of Chinese Subs by Bangladesh ‘An Act of Provocation’ Toward India

By: Vivek Raghuvanshi, November 23, 2016

NEW DELHI — Ever since Bangladesh took delivery of Chinese submarines on Nov. 14, analysts in India have expressed increasing concern over a deepening of China’s footprint in India’s friendly neighbor.

The arrival of the submarines comes as Indian Defence Minister Manohar Parrikar prepares to visit Dhaka on Nov. 30 to upgrade defense ties between the neighboring countries.

Bangladesh took delivery of the first of the two submarines purchased from China at a cost of $203 million. The Type 035G diesel-electric submarines, armed with torpedoes and mines, are capable of attacking enemy ships and submarines.

Analysts say the sale of the subs is part of a strategy meant to encircle India.

« Given Bangladesh’s economic situation and the fact that it is surrounded on three sides by India, the acquisition of submarines is not only illogical but actually an act of provocation as far as India is
concerned. Submarines are offensive weapons of sea denial and their only use would be to pose a threat in being for India and to complicate the latter’s maritime security paradigm, » said Arun Prakash, a retired Indian Navy admiral and former service chief.

« Obviously this transfer is a step further in China’s strategy of encircling India with its client states, » Prakash added.

However, Bharat Karnad, a research professor at the India-based think tank Centre for Policy Research, disagreed.

« No, it is just a good, economical deal Dhaka could not pass up, » Karnad said. « But the Modi government will have to ensure it does not fetch Beijing strategic benefits. »

« It is difficult to fathom why Bangladesh, which does not encounter any conventional maritime-military threat, has inducted submarines in its navy. The maritime disputes between Bangladesh and two of its only maritime neighbors — Myanmar and India — were resolved through international arbitration in 2012 and 2014, respectively, » said Gurpreet Khurana, an Indian Navy captain and executive director of the National Maritime Foundation.

Swaran Singh, a professor for diplomacy and disarmament at Jawaharlal Nehru University in India, said: « Bangladesh Navy has always been [the] beneficiary of Chinese transfers, but [the] transfer of submarine means major upgradation of their defense cooperation and would contribute to South Asia becoming a far more contested space infested with new weapon systems. »

During Chinese President Xi Jinping’s visit to Bangladesh in October 2016, Bangladesh and China agreed to elevate their relationship from a  » comprehensive partnership of cooperation » to a  » strategic partnership, » which « raises concern here, » said an Indian Ministry of Defence (MoD) official.

Diplomats of the Bangladesh High Commission here were unavailable for comment.

China has emerged as a major supplier of arms for the Bangladesh Army but also a destination for its officers to receive training.

Bangladesh is modernizing it armed forces and procuring weapons from overseas. « The delivery of the first Chinese submarine will make the country (Bangladesh) dependent for more arms from China, » a senior Indian Army official said.

India is also boosting its defense ties. Parrikar, during his two-day visit to Bangladesh next week, is likely to « upgrade its bilateral defense cooperation, » the MoD official said. India is contemplating supplying offshore patrol vehicles with an easy financial package to Bangladesh as part of the defense cooperation, the official added.

« Bangladesh is our neighbor, and its strategic importance cannot be understated in any way. Such events as the purchase of submarines by Bangladesh greatly enhances the mistrust between the countries and
steps must be taken to reduce this gap and prevent Bangladesh from playing the China card repeatedly, » said Probal Ghosh, a senior fellow at the Observer Research Foundation, an organization dedicated to leading political and policy discussions in India.

Though India and Bangladesh have very cordial relations under the ruling dispensation in Dhaka, the two countries have yet to settle on a water-sharing treaty, which has proven to be a major irritant in Indo-Bangladesh ties.

Source: defensenews.com

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Airbus vend 50 A320 en Chine, pour 3,5 milliards de dollars

Pékin (awp/afp) – L’avionneur européen Airbus a décroché jeudi une commande de 50 monocouloirs A320 de la société de location ICBC Leasing, appartenant à la banque d’Etat chinoise ICBC, contrat évalué par la Chine à 3,5 milliards de dollars.

L’accord a été signé à Pékin en présence du Premier ministre chinois Wen Jiabao et de la chancelière allemande Angela Merkel, a annoncé Airbus dans un communiqué.

La commande de 30 A320 et 20 A320neo, un modèle plus économe en carburant qui sera disponible à partir de 2015, a été évaluée par l’agence Chine nouvelle à 3,5 milliards de dollars.

Un porte-parole d’Airbus a de son côté renvoyé aux prix catalogue, qui valorisent cette commande à 4,5 milliards de dollars, mais les clients obtiennent toujours des rabais substantiels sur ces prix.

Le patron d’Airbus, Fabrice Brégier, a souligné qu’ICBC Leasing devenait le premier client chinois de l’A320neo, lancé fin 2010 et qui bat depuis tous les records de vente pour un nouvel appareil.

Les A320, des monocouloirs de 150 places, sont assemblés en Chine dans une usine à Tianjin, à 150 km de Pékin, que Mme Merkel et M. Weng ont visitée jeudi. Cette usine d’assemblage est jusqu’à présent la seule d’Airbus en dehors d’Europe, en attendant celle qu’il doit ouvrir aux Etats-Unis en 2016.

Cette commande est annoncée malgré l’opposition radicale de Pékin à la taxe carbone imposée par l’Union européenne sur les émissions polluantes des transporteurs aériens.

Cette taxe avait conduit Pékin en début d’année à refuser d’approuver les commandes par des compagnies chinoises de 45 Airbus (10 superjumbos A380 et 35 long-courriers A330).

ICBC est la première banque mondiale par sa capitalisation boursière.

Airbus indique dans son communiqué que 700 appareils de la famille des A320 volent actuellement dans 15 compagnies chinoises.

Airbus a décroché sa première commande en Chine en 1985. Il a passé des contrats significatifs à partir de 2005 et détient aujourd’hui près de la moitié du marché.

Source: Le Temps

Eurocopter in MoU for Tianjin AS350 completion centre

2012-08-31

Eurocopter has inked a memorandum of understanding with China’s Tianjin Free Trade Zone to explore the creation of a completion and customization centre for the firm’s AS350 Ecureuil light helicopter.

The agreement was signed on the sidelines of a visit by German Chancellor Angela Merkel to China’s Airbus A320 factory in Tianjin, where the proposed completion centre will be located, Eurocopter said in a statement.

Airbus and Eurocopter are sister companies within the EADS Group.

The centre would complete and customise Ecureuil helicopters for the Chinese market, but the helicopters would be designed to allow future addition of other types.

« The new Chinese industrial centre will mark an important step for Eurocopter’s global strategy of being in close proximity to customers within key markets, while also offering tailored, flexible solutions adapted to local market requirements, » Eurocopter’s chief executive Lutz Bertling said in a statement.

Source: Flight International

Maintenance : Air France veut construire deux usines en Chine

31.08.12

Air France-KLM lancera au premier trimestre 2013 la construction de deux usines de maintenance en Chine pour des compagnies tiers, dont l’une à Shanghai, afin de conquérir un marché asiatique en pleine expansion, a-t-on appris vendredi de source syndicale, confirmant une information du Parisien.

La compagnie aérienne franco-néerlandaise ouvrira en 2014 les deux usines, l’une spécialisée dans l’entretien mécanique à Xi’an dont elle va acquérir 100%, et l’autre consacrée à l’avionique à Shanghai dont elle détiendra la moitié du capital en coentreprise avec un partenaire chinois, a précisé la source.

L’avionique regroupe les équipements électroniques à bord d’un avion.

Lors d’un comité central d’entreprise (CCE) jeudi, la direction a précisé que le prix d’achat total proposé pour les deux usines étaient de six millions d’euros, mais n’a pas chiffré les investissements nécessaires pour les développer, a ajouté cette source.

Les activités de maintenance, qui concernent notamment l’électronique embarquée des monocouloirs A320 d’Airbus, seront exclusivement destinées à des clients extérieurs à Air France, a-t-elle précisé.

« Il y a eu une inquiétude sur un transfert de charge en Chine, mais Air France a fourni des garanties à ce sujet », a-t-elle dit, précisant que la majorité des syndicats avaient voté en faveur de ce projet lors du CCE.

Air France-KLM n’a pas souhaité faire de commentaire.

Au premier semestre, l’activité maintenance d’Air France-KLM a réalisé un chiffre d’affaires total de 1,57 milliard d’euros, dont 523 millions d’euros avec des clients tiers contre 495 millions au premier semestre 2011.

La division, la troisième du groupe en termes de chiffre d’affaires, a été la seule à avoir été bénéficiaire sur le semestre, avec un résultat d’exploitation de 56 millions d’euros, en hausse de 14%.

En 2011, Air France-KLM avait déjà pris une participation de 26% dans la société indienne MAX MRO Services, dédiée au support équipements sur le marché indien.

Le groupe a également une coentreprise à parité entre Air France et Royal Air Maroc, Aerotechnic Industries (ATI), basée à l’aéroport de Casablanca, destinée à l’entretien des avions moyen-courriers A320.

ATI a réalisé en 2011 des chantiers pour Air Arabia, le loueur d’avion MCAP, Sénégal Airline et Air Méditerranée.

En septembre 2011, elle a reçu un premier avion d’Air France pour une visite d’entretien, suscitant l’inquiétude des syndicats sur une délocalisation d’emplois.

L’annonce d’usines de maintenance en Chine intervient au moment où Air France a annoncé prévoir 5.122 suppressions d’emplois au sein de la compagnie française dans le cadre d’un plan de restructuration destiné à faire économiser à Air France-KLM deux milliards d’euros d’ici fin 2014 pour réduire sa dette d’autant.

Air France a en outre annoncé jeudi soir la suppression de 64 postes de navigants et de sept avions pour son pôle régional. (Edité par Dominique Rodriguez)

Source: Reuters

US moves to arm Indonesia’s growing F-16 fighter fleet

Written by Reuters

Monday, 27 August 2012

President Barack Obama’s administration has proposed to sell air-to-surface guided missiles and related gear to equip Indonesia’s growing fleet of U.S.-built F-16 fighter aircraft.

The sale, valued at $25 million, would be the latest U.S. move to boost security ties with friends and allies in a region stirred by China’s growing military clout and territorial assertiveness.

Indonesia has requested 18 AGM-65K2 « Maverick All-Up-Round » missiles, 36 « captive air training missiles » and three maintenance training missiles, plus spares, test equipment and personnel training, the administration told the U.S. Congress in a notice dated Wednesday, Reuters reports.

The AGM-65 Maverick, built by Raytheon Co, is designed to attack a wide range of tactical targets, including armor, air defenses, ships, ground transportation and fuel storage facilities.

« The Indonesian Air Force needs these missiles to train its F-16 pilots in basic air-to-ground weapons employment, » the Pentagon’s Defense Security Cooperation Agency said in the notice to lawmakers.

The arms sale would contribute to making Indonesia « a more valuable regional partner in an important area of the world, » the security agency added.

Such notices of a proposed sale are required by law and do not mean the sale has been concluded.

GIVING F-16s

The United States is giving, not selling, Jakarta two dozen second-hand F-16C/D fighter planes to strengthen bilateral ties and foster what the Pentagon has called a « much-needed » capability to protect Indonesian air space.

Obama and President Susilo Bambang Yudhoyono of Indonesia announced the F-16 transfer near the end of a nine-day Asia-Pacific tour that Obama used in November to re-emphasize U.S. interests in the region.

The F-16s are decommissioned and no longer part of the U.S. Air Force inventory. Once retooled and upgraded, they will boost Indonesia’s « interoperability » with the United States, the Defense Department said at the time.

Interoperability is the extent to which military forces can work with each other to achieve a common goal. The refurbished aircraft add to Indonesia’s existing fleet of 10 earlier-model F-16s.

The quantities of missiles being sought by Indonesia would support both the existing fleet and the 24 being provided as U.S. surplus, the notice to Congress said.

Jakarta is paying up to $750 million to upgrade the second-hand Lockheed Martin Corp fighters and overhaul their United Technologies Corp’s Pratt & Whitney-built engines.

Indonesia, the largest country in Southeast Asia and the world’s most populous Muslim-majority nation, is only one part of the growing U.S. emphasis on the Asia-Pacific region for national-security planning.

The United States also is building Guam as a strategic hub, deploying up to four shore-hugging littoral combat ships on a rotational basis to Singapore and preparing what is to be a 2,500-strong Marine Corps task force rotation as part of a tightening military partnership with Australia.

Source: defenceweb.co.za

Alliance sino-russe pour casser le duopole Airbus-Boeing

06/05/2012

par Véronique GUILLERMARD

OAK et Comac s’associent pour lancer un concurrent de l’A 330 ou du B 777 à l’horizon 2020.

Dans le cadre de la visite de Vladimir Poutine en Chine, Pékin et Moscou ont annoncé mercredi 6 juin, un renforcement de leur coopération économique dans plusieurs domaines stratégiques dont l’aéronautique. Ils ont décidé de créer une entreprise commune associant OAK, le holding russe qui regroupe les actifs des avionneurs locaux, et le constructeur public Comac. Son objectif? Casser le duopole AirbusBoeing sur le marché des appareils long-courriers en développant un avion de type A 330 ou B 777.

Le futur appareil, qui bénéficiera d’un budget de plus de 10 milliards de dollars, s’inspirerait de l’actuel Illiouchine 96, un long-courrier russe en service depuis 1993 notamment au sein de l’Aeroflot. Selon la presse locale, l’avion sera assemblé en Chine, qui fournira le financement. Afin de répondre aux standards de l’aviation moderne, l’Illiouchine devra être profondément modernisé pour tenter de s’imposer face aux appareils occidentaux.

Ce nouvel avion, qui espère entrer en service aux alentours de 2020, devra apporter des innovations majeures, notamment en matière d’économies de carburant, des garanties en termes de fiabilité, ainsi qu’un réseau mondialisé de centres de maintenance. Un véritable défi à la fois technologique et commercial, comme le montre la tentative de Comac avec son C 919, et de Bombardier avec son CSeries, de concurrencer Airbus et Boeing sur un autre segment du marché, celui des moyen-courriers de type A 320 et B 737. Le premier, décrit par les experts de l’industrie comme «une copie de l’A 320», a engrangé quelque 240 commandes, tandis que l’avion canadien totalise seulement 138 commandes.

Partages de compétences

Face à ces nouveaux entrants, Airbus et Boeing ont réagi en lançant des versions remotorisées de leurs appareils (le NEO et le MAX) qui ont accumulé en moins d’un an plus de 2 500 commandes. Un succès fulgurant qui a fait reculer le brésilien Embraer, un temps tenté de lancer lui aussi un moyen-courrier (nos éditions du 6 juin).

Sur le marché encore plus technologique des long-courriers, Airbus et Boeing ont pris de l’avance en lançant l’A 350 XWB, dont la première livraison est prévue mi-2014, et le B 787 Dreamliner, en service depuis quelques mois. Ce sont des appareils de conception très complexe qui utilisent massivement les matériaux composite. Le futur long-courrier sino-russe aura beaucoup à prouver pour convaincre. D’où le recours à des partages de compétences. Allié à OAK, Comac a également signé une alliance avec le canadien Bombardier.

Airbus et Boeing ont repoussé dans le temps la menace. Mais d’ici vingt à trente ans, il n’y a pas de raison pour que Chinois et Russes financés sur fonds publics ne réussissent pas à émerger dans le ciel mondial. Ils ne veulent pas laisser aux seuls Airbus et Boeing la possibilité de répondre aux besoins en forte croissance de leur marché intérieur et veulent à terme exporter.

À l’instar de Falc, le joint-venture qui associe au sein du site de Tian Jin, Airbus, China Aviation Industry Corp et la ville. Jean-Luc Charles, le directeur de la coentreprise, a annoncé mardi 5 juin que l’usine serait capable de livrer des clients non-chinois à partir de décembre avec trois ans d’avance sur le calendrier prévisionnel. En septembre, l’usine doit livrer un A 320 à la malaise Air Asia, son premier client étranger. Il s’agira du centième «A 320 chinois» assemblé à Tian Jin.

Source: le Figaro

Aerospace, defense deals reach record totals in 2011

NEW YORK, Feb. 7 (UPI)

Global aerospace and defense business reached record levels in 2011, up from $22 billion in 2010 to $44 billion, despite fears it could turn out to be a bad year overall for the industry, latest data indicated.

Most fears were based on reports of a decline in defense acquisitions, which did happen but was more than offset by an aerospace boom that seems set to continue this year.

U.S.-affiliated transactions dominated activity and cross-border deals showed a significant increase.

Government cutbacks and the allied withdrawal from Iraq and reduction in military commitments in Afghanistan gave rise to warnings last year that the defense industry was headed for a downturn but the high level of aerospace transactions has weighed in to produce upbeat results.

Findings of the industry’s surprise performance came in Mission Control, a quarterly PwC US analysis of mergers and acquisition activities in the aerospace and defense industries worldwide. The report used data from the fourth quarter figures and overall figures for the year.

« We saw a wide-ranging mix of deals in 2011 as global aerospace and defense M&A activity reached record levels, » said Scott Thompson, U.S. aerospace and defense leader at PwC.

« Larger deals became more common, driven by sales of slower-growth defense businesses and private equity exits, while smaller deals drove the bulk of deal volume as major players with ample liquidity focused on acquiring growth, » Thompson said.

The aggregate deal value during the year reached $43.7 billion supported by 341 deals, compared to total deal value of $21.9 billion and 332 deals in 2010.

The 2011 record surpassed the level of transactions reached in 2007 of $42 billion.

It was a year marked by mega deals in excess of $1 billion each, one of those for a total value of $16 billion.

A big increase in aerospace deals contrasted with a decrease in defense contracts.

Both aerospace and defense manufacturers are looking to markets in Asia and Latin America for a continued growth in orders. Asian and Latin American countries, including many in peacetime conditions, are busy modernizing their forces and fleets, activities that are set continue this year.

Government cutbacks in Western countries will continue to take their toll, however.

« The uncertain outlook is causing defense contractors to further globalize in the face of growing competition for a shrinking pool of business. These trends will play a major role in deal activity as the year unfolds, » Thompson said.

However, competition in the industry is growing too, as several countries continue multibillion-dollar investments to modernize their own aviation and defense industries and enter the markets on competitive terms.

Many nations, including China, India and Brazil, are trying to take advantage of the changing conditions and develop their own industries to compete with established rivals.

 

La chute du Faucon noir : Washington soupçonne Islamabad de trahison

15:32 16/08/2011
Par Konstantin Bogdanov, RIA Novosti

L’épave de l’hélicoptère de reconnaissance américain qui s’est écrasé en mai au Pakistan pourrait se retrouver entre les mains des Chinois, bien que les représentants militaires pakistanais réfutent catégoriquement une telle possibilité, en déclarant que les débris du MH-60 Black Hawk endommagé ont été remis aux Américains. Néanmoins, les experts sont enclins à croire les déclarations des médias sur la « coopération » sino-pakistanaise, et estiment qu’ainsi Islamabad insinue que les Etats-Unis ne sont pas le centre de l’Univers.

Deux principaux journaux occidentaux ont annoncé en même temps que les services de renseignement pakistanais auraient laissé un groupe d’ingénieurs chinois examiner et photographier l’épave de l’hélicoptère MH-60 Black Hawk des forces spéciales, qui s’est crashé en mai pendant l’opération d’élimination du chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden à Abbottabad. Les sources du Financial Times et du New York Times du gouvernement américain, proches du renseignement américain, affirment qu’il est certain que les Chinois ont été autorisés à examiner non seulement les éléments de la partie arrière de l’épave, mais également de prélever des échantillons du revêtement radio-absorbant secret.

Les forces spéciales américaines ont perdu l’appareil en mai pendant l’opération destinée à éliminer le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden à Abbottabad. L’appareil appartenait au 190e escadron d’hélicoptères d’opérations spéciales et un nombre extrêmement limité de versions modifiées d’appareils de ce type étaient capables d’accomplir des missions spéciales.

Les hélicoptères MH-60 Black Hawk, en dotation des Night Stalkers (rôdeurs de nuit, c’est ainsi qu’on appelle le 160e escadron), utilisent les technologies de furtivité radar Stealth, sont dotés d’équipements permettant de réduire le bruit des moteurs et d’une panoplie d’appareils de reconnaissance pour les missions de nuit.

Selon la version officielle, pendant le débarquement, des commandos de marine, l’hélicoptère est entré dans un courant d’air chaud ascendant, l’équipage a mal évalué l’altitude de sécurité et a accroché un des murs avec le rotor principal. L’appareil a percuté le sol en endommageant le rotor mais l’équipage n’a pas été blessé et a participé à l’opération. Avant de quitter les lieux, les commandos de marine ont fait exploser l’hélicoptère endommagé. Néanmoins, plusieurs éléments de sa structure, dont un a pu être examiné par les Chinois, n’ont pas été détruits.

Les signaux et les deux jambes

« Il s’agit d’un signal sérieux », estime Evgueni Satanovsky, président de l’Institut du Proche-Orient, et de souligner que si, en dépit des objections très fermes des Américains, Islamabad a réellement autorisé les Chinois à accéder à l’épave de l’hélicoptère, le Pakistan l’a certainement fait en misant sur le partenariat stratégique avec la Chine dans le contexte de la menace émanant de l’Inde.

« En faisant la somme des investissements de la Chine dans la construction du port de Gwadar et l’élargissement de la route du Karakorum, ainsi que dans d’autres projets d’infrastructure au Pakistan, y compris les pipelines et les usines métallurgiques, il devient évident que Pékin est le principal allié d’Islamabad dans les secteurs économiques et militaires », a expliqué à RIA Novosti Evgueni Satanovsky.

La réaction officielle d’Islamabad à l’opération visant à éliminer Oussama Ben Laden a été particulièrement négative, et les insinuations selon lesquelles Ben Laden était caché par les militaires pakistanais ont provoqué une sévère réprimande du premier ministre Gilani. Mais le Pakistan ne souhaite pas détériorer ses relations avec les Américains.

« La Chine demeure pour Islamabad l’un des plus proches alliés, mais le Pakistan balancera entre Pékin et Washington pour ne froisser personne », fait remarquer Sergueï Kamenev, responsable du département Pakistan de l’Institut d’études orientales de l’Académie des sciences de Russie. Selon l’expert, certains progrès dans ce schéma des relations sont possibles, cependant on n’assiste actuellement à aucun changement important d’équilibre des forces et rien n’indique que les Etats-Unis ou la Chine ont considérablement changé leur attitude envers le Pakistan.

Evgueni Satanovsky voit dans les relations américano-pakistanaises actuelles plus d’éléments négatifs, mais il fait remarquer que cela ne signifie pas que le gouvernement pakistanais est prêt à rompre ses relations avec Washington pour se réorienter sur Pékin.

« Dans les conditions du refroidissement avec les Etats-Unis, les Pakistanais utiliseront la Chine en tant que fenêtre sur le monde, a déclaré M. Satanovsky à RIA Novosti. Islamabad n’a pas l’intention de rompre ses relations avec les Etats-Unis, cependant il montre qu’il possède une alternative. Comme nous le savons, il est toujours préférable de prendre appui sur deux jambes que sur une seule ».

Les conflits d’intérêts des militaires

La coopération militaro-technique est l’un des éléments clés dans l’interaction entre Islamabad et Pékin. Ainsi, par exemple, le port de Gwadar, mentionné ci-dessus, sera plutôt à double usage et deviendra de facto une base navale chinoise. Actuellement, le Pakistan lance la production sous licence du chasseur léger JF-17 Thunder, qui était élaboré dans le cadre d’un programme sino-pakistanais conjoint. De plus, la Chine et le Pakistan ont signé des contrats portant sur les avions de détection radar longue portée, et les fournitures gratuites de nouveaux chasseurs chinois J-10 sont prévues. Tout cela permet d’affirmer que la proportion de matériel chinois dans l’armée de l’air pakistanaise ne fera que croître.

Par ailleurs, le Pakistan est également un important acheteur d’armements américains et bénéficie de l’aide militaire américaine. Le lien étroit entre les sphères militaires et de renseignement d’Islamabad et leurs collègues de Washington dure depuis longtemps, et les épisodes tels que la lutte contre la présence soviétique en Afghanistan, l’extrémisme islamique et le terrorisme faisaient naître des coalitions originales.

« Il existe divers groupes parmi les militaires pakistanais et la direction du renseignement inter-services, affirme Sergueï Kamenev. Il n’y a pas d’accord unanime ». Tout un groupe de militaires pakistanais est pro-américain, et il était au courant des plans d’élimination de Ben Laden et a même contribué à leur mise en œuvre, malgré le rejet catégorique de l’implication dans cette affaire des autorités pakistanaises. D’autres collaborateurs du département militaire et du renseignement sont prochinois. Ils accordent beaucoup d’importance aux fournitures d’armes chinoises et à la localisation des technologies de défense chinoises au Pakistan.

F-16: Washington refuse de fournir des chasseurs à Taïwan

MOSCOU, 15 août – RIA Novosti

Les Etats-Unis ont refusé de livrer à Taïwan 66 chasseurs ultramodernes de type F-16 C/D, a annoncé le porte-parole du ministère taïwanais de la Défense, cité par Defense News.

« Nous sommes très déçus par les Etats-Unis », a indiqué la source.

Face à l’augmentation de la puissance militaire de la Chine continentale, Taïwan avait à plusieurs reprises demandé aux Etats-Unis de lui vendre un lot de chasseurs ultramodernes.

Selon Defense News, la semaine dernière une délégation du ministère américain de la Défense a communiqué sa décision à Taïwan et a proposé à ce dernier de mettre à niveau les avions F16A/B qui équipent déjà l’armée de l’air taïwanaise en achetant des équipements perfectionnés et des pièces détachés destinés à moderniser ces appareils.

En octobre 2008, l’administration de George W.Bush a convenu de livrer à Taïwan une quantité importante d’armements et ce, malgré de multiples protestations de la Chine. En réaction, Pékin a interrompu son dialogue avec Washington sur les questions militaires qui n’a repris qu’en février 2009.

Début janvier dernier, en réponse à l’intention de Washington de fournir à Taipei un important lot d’armement, Pékin a fait porter aux Etats-Unis la responsabilité du torpillage des discussions entre les parties en conflit.

Les relations dans le domaine de la défense entre la Chine continentale et Taïwan restent tendues depuis 1949, lorsque les forces armées du Guomindang battues pendant la guerre civile ont trouvé refuge sur l’île.

Taiwan est de facto un territoire autonome, possédant ses propres forces armées équipées principalement d’armements américains.

Cameroun: La course à l’armement chinois inquiète la France…

De sources généralement bien informées, l’option prise par les autorités camerounaises de se tourner également vers la Chine pour se ravitailler en armes et autres matériels militaires serait loin d’être du goût de Paris.Dans certains cercles du pouvoir à Yaoundé où l’information fuse à dose homéopathique, « l’ex-métropole » serait outrée, craignant sans doute que l’offre de l’Empire du milieu ne soit plus que favorable, parce que bon marché.

Au sein même du haut commandement militaire, des sources introduites font état de la « pression » française, notamment après la décision de Paul Biya d’envoyer il y a quelques semaines une mission de « prospection de haut niveau » en Chine. Une délégation composée d’experts en armement qui était conduite par le ministre de la Défense Edgard Alain Mebe Ngo’o.

S’il est vrai qu’il faudrait attendre encore quelques précisions pour connaître les vrais contours de ce qui pourrait être des « accords militaires historiques » entre la Chine et le Cameroun, des sources proches du dossier laissent croire qu’en dehors des armes proprement dites, le Cameroun envisagerait de se ravitailler en matériels militaires. Une information qui intervient dans un contexte où certaines indiscrétions n’écartent pas une visite officielle de Paul Biya en Chine où le numéro un camerounais devrait rencontrer son homologue Hu Jintao avec, à la clé, la signature de plusieurs accords de coopération.

D’après certaines sources, ce segment du marché était jusque-là largement contrôlé par la France. Mais il connaît quelques problèmes depuis l’habile expulsion il y a deux ans du général français Raymond Germanos, ex-conseiller militaire de Paul Biya. L’ancien sous-chef des opérations à l’Etat-major des armées en France était considéré comme le mentor de l’ex-ministre de la Défense Remy Ze Meka qu’on dit aujourd’hui en disgrâce depuis son éviction du gouvernement le 30 juin 2009. Pour revenir à la « commande » de l’armée camerounaise vis-à-vis de la Chine, celle-ci devrait prioritairement porter sur les armes légères.

A Etoudi, des conseillers du chef de l’Etat pensent que ce sujet aurait été évoqué récemment entre le président camerounais et le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé. Malgré des accords militaires signés entre les deux pays en mai 2009 alors que le Premier ministre français François Fillon séjournait au Cameroun, soit quelques semaines avant la première visite officielle de Paul Biya en Hexagone sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France et le Cameroun accorderaient difficilement leurs violons sur le volet sécuritaire, indépendamment de la prépondérance des ventes françaises.

Il n’y a pas longtemps, la coopération militaire franco-camerounaise avait connu une « certaine tiédeur » lorsque l’ancien commandant du Bataillon d’intervention rapide (Bir), le colonel Israélien à la retraite Avraham Avir Silvan, décédé en novembre 2010 suite à un crash d’hélicoptère entre Douala et Yaoundé, avait amené le haut commandement militaire à s’approvisionner essentiellement en Israël pour ce qui est notamment du matériel de communication.

Source: La Nouvelle Expression