F/A-18: Le Koweit s’approche d’une décision

28 nov. 2016 | Par Guillaume Belan

Il en était question depuis plusieurs mois, la nouvelle s’approche doucement d’une décision : le Koweit s’apprête à commander 28 F/A-18 Super Hornet. C’est ce qu’a confirmé le General Lafi al-Azemi, responsable des acquisitions militaire du Koweit. Le marché devrait dépasser les 5 Mds de dollars. Les F/A-18 de Boeing viendront remplacer les F-18 vieillissants. Des F-18 que Boeing s’est engagé à reprendre selon le général al-Azemi. Le Koweit en dispose de 39.

Il y a quelques semaines le département d’état américain avait accordé son feu vert pour cette vente. A noter que le le Koweit s’est récemment porté acquéreur de 28 Eurofighter Typhoon (lire ici). L’émirat s’apprête donc a gonfler considérablement ses capacités de chasse et de bombardement, à l’instar du Qatar, qui, outre le Rafale, souhaiterait acquérir jusqu’à 72 F-15 (lire notre article ici). Des besoins apparus avec la montée en puissance des tensions régionales (Yémen, Syrie, Irak, Iran…) qui provoque une certaine course aux armements dans la région. Le Koweit vient également de commander des hélicoptères H225M (relire ici).

Source: Air&Cosmos

France, India, Agree To Details on Rafale Offsets

By Vivek Raghuvanshi, November 8, 2015

NEW DELHI — Under an offsets deal reached by India and France regarding the acquisition of 36 Rafale fighter jets, France has agreed that it will fulfill its obligations only within the aerospace arena and not partly through research and development projects, an Indian Defence Ministry source said.

Rafale à vendre sur le parking de l'aéroport de Mitiga

Rafale à vendre sur le parking de l’aéroport de Mitiga

With a final agreement reached on offsets, India and France are likely to sign a protocol by the end of this month to buy 36 Rafales and thereafter the price negotiations will follow, leading to a final deal in the next four to six months, the MoD the source added.

Ever since Indian Prime Minister Narendra Modi announced in his April visit to Paris that India intended to buy 36 Rafales on a government-to-government (G2G) basis, talks between India and French were stuck on the issue of offsets, with the French initially not agreeing to discharge offsets at all.

India wants 50 percent of the total amount of the deal, estimated to be around $10 billion for 36 Rafales, including weaponry, to be matched by offsets involving purchases from the Indian aerospace sector, including tie-ups and cooperation with domestic defense companies to boost India’s defense production base.

The French wanted 20 percent of the offsets to be discharged through R&D tie ups with India’s Defence Research and Development Organization (DRDO), but the MoD rejected their request, the source added. The list of R&D projects in which the French had evinced interest to participate is not known.

But Dassault Chairman Eric Trappier said, « We are working with the Indian authorities on the offsets. Nothing has been decided. We are following the Make in India program. It’s going in the right direction. Talks are still continuing. »

The French Defense Ministry declined comment.

« The offset policy of 2012 allows offset obligations to be discharged through collaboration with DRDO, subject to some conditions. However, offsets are best undertaken through collaboration with industry, for direct impact on defense manufacturing. This may be the reason for the MoD’s position, » said Vivek Rae, MoD’s former director general of procurement.

« It is not a good idea to discharge all offsets through DRDO. »

« A G2G contract is a customized contract. So the two countries can agree to a unique set of terms of conditions, but these have to be mutually acceptable. While doing so, neither party can completely overlook the laws, regulations, procedures and precedents, » said Amit Cowshish, MoD’s former financial adviser.

India typically allows companies to discharge offset obligations through participation in R&D projects along with the direct purchase of equipment and systems in designated areas from industry, and training.

The G2G deal on Rafale was a separate deal to the 2007 request for proposal, which has since been canceled. Under the 2007 RFP, India was to procure 126 Rafales with 108 being license-produced in India.

MoD’s top acquisition body, the Defence Acquisition Council, on Sept. 1 gave the go-ahead to the negotiation committee on purchasing Rafale jets for the Indian Air Force.

Source : DefenseNews

Inde : A big step in India’s Rafale jet deal with France

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New Delhi The Indian government and French aerospace major Dassault have sealed a work share agreement in what is being described as a big step forward, almost two years after negotiations began in the deal for 126 Rafale fighter jets to be bought by India.

The government’s Hindustan Aeronautics Limited or HAL will do 70 per cent of the work on the 108 planes that will be manufactured in India. Dassault would do the rest of the work, sources said.
 
The first 18 of the fighters will be fully manufactured in France and will be brought to India in « fly-away » condition.

India has apparently rejected Dassault’s reservations about having HAL as the major player.

The final contract, though, is still far from being signed. For one, India’s Ministry of Defence has no money in the current financial year that ends this month, for initial payment.

Also, general elections are due by May and the final contract will only be signed by the next government, if it chooses to go ahead on the same terms and conditions.

Dassault Aviation had won the contract to supply 126 Medium, multi-role combat aircraft or MMRCA in 2012. The massive contract is pegged at anywhere between 12 to 15 billion dollars.
 
Sources said the deal is complex and requires both sides to be in sync on commercial factors, logistics and HAL’s ability to assemble the Rafale.

For instance, the radar on the Rafale jet is to be manufactured by Bharat-Electronics Ltd (BEL) in Bangalore. The Radome (the protruding snub nose on the aircraft) would, however, be manufactured by HAL at its Hyderabad facility. Dassault wanted clarity on how the two units would coordinate their activities.
 
Now, HAL has apparently agreed to set up a new facility close to the one that BEL has in Bangalore.
 
The French and Indian governments are also working on an agreement for a sovereign guarantee that Dassault will supply, service and maintain the Rafales over the next 40 years.

This is an important provision in the Indian defence procurement procedure, designed to ensure that manufacturers don’t renege on their commitment.

 

Source : NDTV

Le Gripen, cet avion qui multiplie les risques

Bernard Wuthrich berne

22 août 2012

La sous-commission estime que l’évaluation a été correcte. Elle énumère cependant des risques techniques, financiers et temporels. Des reproches sont adressés à Ueli Maurer

Gripen, nous ne suspendons pas ton vol, mais cela ne signifie pas que nous n’allons pas te clouer au sol plus tard. Tel est le message délivré hier par la Commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS), qui a publié le très attendu rapport de sa sous-commission sur le remplacement des Tiger.

Par 24 voix sans opposition, la CPS a décidé de transmettre ce rapport à l’ensemble du Conseil fédéral, dont il attend une prise de position d’ici à fin octobre. C’est la date prévue pour la présentation du programme d’armement 2012, dans lequel l’achat des avions de combat sera inclus. Par 16 voix (de droite) contre 9 (de gauche), la commission a renoncé à suspendre le processus d’acquisition jusqu’à ce que les risques identifiés dans le rapport aient été écartés.

Présidée par le conseiller national et pilote Thomas Hurter (UDC/SH), la sous-commission constate en premier lieu que «le processus d’évaluation technique du Gripen a été effectué correctement». Voilà qui écarte d’un coup d’aile les reproches formulés dans une lettre anonyme, dont les auteurs ont été soupçonnés de voler pour le Rafale français concurrent. Le rapport de 36 pages rappelle cependant que le Gripen a été évalué comme le moins performant des trois appareils en compétition, et a obtenu la mention «juste satisfaisant». Le Rafale et l’Eurofighter avaient été mieux notés.

Pour le reste, le document énumère une «liste de risques financiers et techniques et de problèmes de calendrier que le Conseil fédéral devra clarifier d’ici à la publication du programme d’armement», résume Thomas Hurter. Il précise que c’est bien le Conseil fédéral dans son ensemble et pas uniquement le chef du Département de la défense, Ueli Maurer, qui devra prendre position. Un geste de défiance envers le ministre UDC? Ni la présidente de la CPS, Chantal Galladé (PS/ZH), ni Thomas Hurter ne répondent à cette question. Le rapport montre cependant que des défauts de communication sont mis au passif du conseiller fédéral et de son entourage. Ainsi, la sous-commission n’a appris que ce printemps – alors que les responsables le savaient depuis 2009 – que l’appareil que la Suisse comptait acheter était de type E/F et non le modèle précédent C/D. «On nous avait pourtant certifié que le modèle E/F n’entrait pas en ligne de compte», se souvient Thomas Hurter.

Autre reproche adressé à Ueli Maurer: la manière dont la communication s’est faite a laissé penser aux concurrents de Saab Gripen, que c’est «l’avion doté des meilleures qualités techniques qui serait sélectionné» alors qu’on savait déjà que «le prix jouerait un rôle aussi important dans l’offre». La sous-commission reproche encore au conseiller fédéral d’avoir laissé croire aux constructeurs du Rafale et de l’Eurofighter qu’ils pourraient faire une nouvelle offre lors d’une conférence de presse en février. «La communication du Conseil fédéral a péché par manque de clarté et donné lieu à des malentendus», condamne le rapport. Ueli Maurer rejette ce reproche (lire ci-dessous).

La CPS ne recommandant pas l’interruption de l’exercice, elle attend désormais des réponses à ses questions, car le Gripen est l’appareil qui comporte le plus de risques. Ils sont de trois natures. Premièrement, la technique. Des doutes sont émis sur la «capacité opérationnelle» du Gripen E/F, qui n’a pas pu être testé en vol. 98 améliorations techniques ont été demandées et le développement de l’appareil flotte dans un nuage d’incertitudes.

Deuxièmement, le risque financier. Le prix d’achat des 22 appareils a été fixé à 3,126 milliards de francs. Ueli Maurer jure que le budget sera respecté. Thomas Hurter fait cependant remarquer que «les frais de développement du Gripen n’ont fait l’objet d’aucun examen».

Il s’agit notamment de s’assurer que, pour respecter le coût de production prévu, la Suède se dotera de son côté de 60 à 80 avions du même type. Les coûts d’exploitation n’ont pas pu être estimés, souligne-t-il. Et la décision suédoise n’est pas prise.

Or, les deux pays s’observent. Les deux parlements doivent avaliser la décision d’achat des Gripen E/F. Mais la sous-commission n’est pas au clair: elle n’a pas pu déterminer «si c’est la Suisse qui attend un signal de la Suède pour procéder à l’acquisition ou le contraire». Ce doute devra être levé. La première Chambre du parlement suédois doit se prononcer le 20 septembre, l’autre en décembre. La CPS attend par ailleurs de la Suède qu’elle accorde une garantie d’Etat concernant le développement, le coût et la livraison du nouvel appareil.

Il y a enfin les risques du calendrier. La Suisse espérait recevoir son premier engin en 2016. On parle désormais de 2018. Mais la Suède prévoit de son côté 2020 ou 2022. Or, relève Thomas Hurter, on se rapproche doucement du calendrier de remplacement des F/A-18, qui datent des années 90. Ce qui ne serait pas forcément problématique dans la mesure où cela permettrait de rediscuter globalement des besoins réels de l’aviation militaire suisse.

La sous-commission s’est aussi penchée sur les commandes compensatoires que les trois avionneurs se sont engagés à négocier avec les entreprises suisses. Elle constate que le programme de 2,2 milliards de Saab Gripen ne satisfait pas complètement le critère de la répartition régionale. Parce que Ruag et Pilatus se taillent la part du lion: le premier réalisera le montage final du Gripen (un milliard) et le second vendra des avions d’entraînement PC-21 pour 600 millions. De quoi faire grincer dans les PME, notamment romandes.

Les décisions de la CPS ont été accueillies diversement. Le président de la Société suisse des officiers, Denis Froidevaux, se réjouit de voir que «les procédures ont été respectées», contrairement à ce que disaient les dénonciations anonymes. Mais «le Conseil fédéral doit mettre en place une politique de gestion des risques et de communication cohérente», commente-t-il.

Devant le parlement, la partie s’annonce difficile. Le PS et les Verts ont confirmé mardi qu’ils s’opposaient à cet achat, qui menace d’autres investissements dans l’énergie, la formation ou des transports. Les partis de droite soutiennent le remplacement des Tiger, mais pas à n’importe quel prix. Les risques sont qualifiés de «considérables» par le PLR et par le PDC, qui attendent des précisions sur la prise en charge des frais de développement par la Suède. Les critiques du rapport à l’égard d’Ueli Maurer mettent l’UDC dans l’embarras.

Source: Le Temps

Swiss Fighter Jet Purchase to Go Ahead Despite Criticism

Aug. 21, 2012
By AGENCE FRANCE-PRESSE

GENEVA, Switzerland — Switzerland is to press ahead with its controversial purchase of 22 Saab Gripen fighter jets despite a highly critical parliamentary report into the deal released on Aug. 21.

The parliamentary security commission found that the “choice of jet made by the Federal Council carries the most risks: technically, commercially, financially and in respect of the delivery date”, Swiss news agency ATS reported.

The members of the commission — appointed by the Swiss parliament’s National Council of representatives — nonetheless voted 16 to 9 against demanding that ministers put a halt to the deal.

Defense minister Ueli Maurer, who is in charge of the dossier, said that negotiations with Sweden were “reaching their conclusion (and) will allow us to resolve any outstanding issues.”

The purchase price — 3.126 billion francs (2.6 million euros, $3.25 billion) — was guaranteed not to change, he said, adding that the Gripen “was the cheapest” option compared with the French Dassault Rafale and the EADS Eurofighter.

Opponents of the Gripen purchase announced that they would seek to hold a national referendum on the deal.

Brazil Delays Fighter Buys

By LUCIANA MAGALHAES

09/08/2012

BRASILIA—Brazil’s defense minister said the economic slowdown has delayed the country’s long-awaited decision to purchase a new generation of fighter jets.

« The project is not being abandoned. There will be a decision in the right time. But, today, I would prefer not to give a date, » Defense Minister Celso Amorim said in an interview. « The economic situation has taken a less-favorable turn than expected and it naturally requires caution. »

The process, which has lasted more than a decade, involves three international contenders: the Gripen NG made by Saab AB of Sweden; the F/A-18 Super Hornet from Boeing Co. of the U.S.; and the Rafale warplane manufactured by Dassault Aviation SA of France.

Brazil’s government sent a letter to the three companies in June asking them to extend their jet proposals until December. According to the government, this is a common practice that typically happens every six months if a decision isn’t reached.

« I am not in conversations with any companies at the moment, which doesn’t exclude the possibility that I might receive somebody here, » Mr. Amorim said.

In 2010, Luiz Inácio Lula da Silva and Nicolas Sarkozy, then presidents of Brazil and France, respectively, issued a joint statement saying Brazil entered into exclusive negotiations involving the Rafales. But the Brazilian government backtracked not long after and said the competition was still wide open. In the end, Mr. da Silva left the decision to his successor, Dilma Rousseff.

« Today, I wouldn’t say any company is [the] favorite, » Mr. Amorim said. « The important question is when we will do it and, then, we will again look into the proposals. There’s a need to re-equip, but it needs to be resolved accordingly with the country’s possibilities. »

Brazil will base its decision on price, quality and access to a jet maker’s technology, but « the specific weight that will be given to each one of these is something that I haven’t had the chance to discuss profoundly, » Mr. Amorim said. « There is no decision, » he added.

The defense minister said a decision earlier this year by the U.S. government to cancel an order of Brazilian-made military training planes wouldn’t weigh against Boeing. In February, the U.S. Air Force canceled an order for Super Tucanos manufactured by Embraer SA of Brazil and reopened the contest, saying top procurement officials weren’t satisfied with the documentation in the bidding.

Donna Hrinak, Boeing’s president in Brazil, said the company is « prepared to wait for the decision of the Brazilian government. » Representatives for Saab and Dassault couldn’t be reached for comment Thursday.

Other defense programs in Brazil are moving ahead, meanwhile, including one to build a nuclear-powered submarine in a joint project with France. Brazil also has purchased 50 new helicopters made locally.

Mr. Amorim is keen to see Brazil invest more in defense.

The ministry’s budget is about 1.5% of gross domestic product, or about 61.76 billion reais ($30.54 billion) in 2011. Ten years ago, spending was far lower, at 25.5 billion reais, but accounted for about 2% of GDP. Mr. Amorim said he wants to return to those levels, which would bring Brazil closer in line with spending in countries such as China, Russia and India.

« This is my goal. It’s not an approved government program. It’s something I consider reasonable to be attained, » he said.

Brazil—which fought the Paraguayan War in the 1860s and was involved in the First and Second World Wars—hasn’t become embroiled in a war in decades. But Mr. Amorim said the country needs a defense system capable of protecting its vast natural resources, which include recent discoveries of huge oil reserves off the country’s southeastern coast. Moreover, water has become a significant asset, he said.

« Today, besides the energy, the oil, or the capacity of producing food, we have a resource that is likely the most sought-after in this 21st century, which is the fresh water, » he said.

The minister said defense spending also can be a powerful way to create and keep jobs during the continuing economic slowdown, and can provide incentives for technological advances.

Source: online.wsj.com (The Wall Street Journal)

Le choix du Gripen continue à semer la zizanie en Suisse

29/05/2012 – Michel Cabirol

L’avion de combat suédois provoque un débat sans précédent dans le pays. Le président du parti libéral-radical suisse demande au conseil fédéral « de renoncer au Gripen » et de relancer le Rafale (Dassault Aviation) et l’Eurofighter (EADS, BAE Systems et l’italien Finmeccanica).

Décidément, le choix suisse de l’avion de combat suédois Gripen, défendu bec et ongle par le conseiller fédéral en charge de la défense, Ueli Maurer, reste un sujet à polémiques. Et tourne même au pugilat politique. Le président du parti libéral-radical suisse, Philipp Müller, estime qu’il faudrait « réfléchir à renoncer au Gripen », a-t-il déclaré dans le journal dominical suisse « Sonntag ». « Militairement, l’appareil est contesté », a-t-il rappelé. A la place, il souhaite relancer l’Eurofighter (EADS, BAE Systems et l’italien Finmeccanica) ou le Rafale de Dassault Aviation.

Pour Philipp Müller, autant profiter de cette acquisition pour régler des problèmes avec nos voisins. Les Allemands seraient peut-être prêts à un « deal » sur la question des nuisances sonores de l’aéroport de Zurich si la Suisse choisit l’Eurofighter. Le Rafale, préféré par une majorité de hauts gradés de l’armée suisse, permettrait d’aborder l’accord de double imposition avec les Français. Selon le « Sonntag », les deux conseillers fédéraux libéraux-radicaux Didier Burckhalter et Johann Schneider-Ammann seraient disposés à soutenir cette stratégie. Ambiance.

Un Gripen incapable de protéger l’espace aérien suisse

Mi-mai, le quotidien « Le Matin » révélait à l’issue des premiers tests réalisés entre le 2 et 4 mai e Suède, que sur les 98 améliorations exigées par la Suisse, seules sept avaient pu être installées sur le prototype du futur Gripen, le Gripen F Demonstrator, lors de ces essais. Le quotidien de langue française estimait que « l’avion pourrait ne pas être livré avant 2023 et ses faiblesses resteront telles qu’elles remettent en question les procédures pour protéger l’espace aérien » suisse. Ce qui a d’ailleurs provoqué une chasse aux fuites dans la presse, la commission de la politique de sécurité nationale a déposé une plainte contre X pour violation du secret en fonction.

Ces informations ont été démenties dans la foulée par Ueli Maurer, qui a une nouvelle fois défendu le Gripen « le meilleur avion pour la Suisse », dans une interview… au « Matin ». Il a également estimé que la procédure était « close » quand bien même de nouvelles offres d’autres avionneurs arriveraient sur son bureau. « Ce n’est plus le moment », a-t-il averti. Et de se lancer dans un plaidoyer quelque peu ambigu sur le Gripen. « Je n’ai pas d’autres possibilités que le Gripen. Parce que je n’ai pas davantage d’argent. Et de plus, je suis persuadé que le Gripen est un bon avion. Il présente le meilleur rapport coût-performance ».

Un achat de vélos par l’armée dans la tourmente

En attendant les conclusions de la sous-commission qui enquête sur la procédure ayant abouti au choix du Gripen, Ueli Maurer maintient le calendrier de projet d’acquisition de l’appareil suédois, qui sera présenté cet automne au Conseil fédéral, puis sera examiné par les deux chambres. La votation populaire, un référendum demandé par des citoyens et organisations suisses, est programmée dans le courant de la première moitié de 2014, selon « Le Matin ». Et dire qu’Armasuisse, la Direction générale de l’armement suisse, est également dans la tourmente… pour l’achat de 2.800 vélos à Simpel, qui provoque remous et plaintes.

Source: La Tribune

Le dossier du Rafale serait au point mort avec les Emirats

mardi 29 mai 2012

PARIS (Reuters) – Les négociations sur la vente de 60 Rafale aux Emirats arabes unis sont au point mort, Abou Dhabi n’étant plus aussi pressé qu’auparavant d’acheter de nouveaux avions de combat, selon La Tribune.

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy avait espéré engranger avant la présidentielle la première vente à l’export de l’avion de Dassault Aviation. Cela ne s’est pas produit et le changement de majorité a logiquement reporté la prise de décision dans ce dossier éminemment politique.

« La France a redécouvert que le client n’avait pas forcément besoin de ces avions de combat tout de suite mais plutôt à un horizon un peu plus lointain », écrit le site internet économique, précisant qu’Abou Dhabi attendait un signe du nouveau président français François Hollande.

Le processus n’est toutefois pas ralenti par de nouvelles « crispations », et ce même si les dernières ne sont encore complètement digérées notamment avec Dassault Aviation, poursuit le site.

En novembre 2011, les Emirats arabes unis avaient jugé non compétitive et irréalisable l’offre de Dassault Aviation.

Dassault Aviation s’est refusé à tout commentaire sur l’article de La Tribune, qui avait écrit en février que le contrat pourrait être annoncé d’ici début avril.

La vente du Rafale aux Emirats arabes unis pourrait intéresser par ricochet le Qatar et le Koweït voisins.

L’Inde a annoncé fin janvier l’ouverture de négociations exclusives en vue de l’achat de 126 Rafale, un contrat évalué à quelque 11 milliards d’euros, ce qui a réactivé l’intérêt du Brésil pour cet appareil.

Cyril Altmeyer, édité par Marc Angrand

Source: REUTERS

Rafale: les espoirs déçus de Nicolas Sarkozy

11/04/2012 | 19:37

Michel Cabirol

Il y a encore quelques jours, le président de la République espérait s’envoler pour Abu Dhabi et signer une commande de 60 Rafale. Las. Tous les efforts qu’il aura consacrés au cours de son mandat afin de décrocher un premier contrat à l’export pour le fleuron de l’aéronautique militaire française auront été vains. Il faudra attendre le prochain quinquennat…

Et Nicolas Sarkozy ne vendit pas le Rafale sous son quinquennat… Cela a été pourtant l’un de ses défis quelques mois après son arrivée à l’Elysée. Une obsession déclenchée par l’échec cuisant du Rafale au Maroc qui a préféré acheter, à l’automne 2007, des F16 américains. Une défaite pourtant inenvisageable et un véritable affront pour le nouveau président qu’il était. D’autant que dans le cas d’espèce, sa responsabilité ne pouvait pas être engagée. Résultat, vendre le Rafale est devenu au fil du temps un leitmotiv. A tel point qu’ il s’est battu jusqu’au dernier moment pour convaincre les Emirats arabes unis (EAU) de signer un contrat dans le courant du premier trimestre 2012. En vain.

Et pourtant, une visite de Nicolas Sarkozy avait été programmée le 12 février, puis en mars. Il était prêt à sauter dans un avion pour signer à Abu Dhabi cette commande de 60 appareils. Un petit Etat du Golfe, situé à quelques kilomètres des rives iraniennes, à qui Nicolas Sarkozy a beaucoup donné, dont notamment la base interarmées tricolore doublée d’un renforcement de l’accord de défense de 1995 liant les deux pays. Ce nouvel accord prévoit que les deux pays décident « en commun de réponses spécifiques et adaptées, y compris militaires, lorsque la sécurité, la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance des Émirats arabes unis sont affectées ». Il n’a pas eu en retour ce contrat. Un échec personnel même si Dassault Aviation, qui ne voulait rien lacher sur les marges de ce contrat, n’a pas toujours été un partenaire facile pour convaincre les Emiriens. Il sera vraisemblablement signé par le prochain président. Cruel pour Nicolas Sarkozy s’il n’était pas réélu en mai.

Sarkozy a tout tenté

L’aventure du Rafale à l’export est devenue une série à rebondissements pour les observateurs  A quelques jours de la fin de la cinquième saison, le constat est sévère. Pas de commandes fermes. Et pourtant, le 18 juin 2008 le secrétaire général de l’Elysée d’alors, Claude Guéant, fanfaronnait sur « Europe 1 » que Paris allait vendre bientôt « une centaine » d’avions de combat tricolores. Pour l’heure, seules des négociations exclusives sont en cours avec les Indiens pour un contrat de 126 appareils.

Pour vendre le Rafale à tout prix, Nicolas Sarkozy a donc tout tenté.. ou presque. Y compris en le proposant à des pays, où il avait peu de chance de réussir. C’était le cas du Koweït (14), qui avait pourtant exprimé un intérêt pour l’avion tricolore, ou d’Oman (12). Mais ces deux pays du Moyen Orient, sous forte influence américaine pour l’un, britannique pour l’un, n’avaient aucune marge de manœuvre pour s’offrir un avion compétitif. Le président a même pris des intitatives périlleuses en tentant de le placer au colonel Kadhafi, lorsqu’il était venu à Paris en 2007 planter sa tente dans le parc de l’Hôtel Marigny. Le Guide aura au moins pu constater, peu avant sa mort, toute l’efficacité opérationnelle du Rafale lors de la campagne de Libye (opération Harmattan).

Le Brésil, espoir déçu

Le Brésil, autre pays, autre échec. Le président Lula avait promis de sélectionner le Rafale peu avant son départ en décembre 2010. Nicolas Sarkozy, qui une nouvelle fois s’était personnellement investi, a donné beaucoup de son temps pour décrocher cette commande de 36 appareils. Au final, Lula n’a pas tenu parole. Pourquoi ? Mystère. Mais des rumeurs de rétrocommissions ont plané, avec la présence de certains intermédiaires français, qui apparaissent aujourd’hui dans des affaires sulfureuses autour du président de la République.

Et pourtant en septembre 2009, Nicolas Sarkozy tenait la grande forme à Brasilia. « Cela était devenu une affaire personnelle », notait alors un proche de la délégation. Le dimanche, avant de s’envoler vers Brasilia, le chef de l’État sentait le succès à portée de main même si, à son départ, rien n’était acquis, les Brésiliens restant encore très prudents sur une éventuelle annonce. Mais vendre le Rafale était encore la priorité de cette visite éclair de 48 heures à Brasilia, alliée au plaisir de revoir son homologue brésilien Lula avec qui il entretenait, en dépit de leurs différences politiques, de très bonnes relations. « Le lien affecif qui les unissait pouvait laisser croire que tout était possible », assurait-on alors.

Le fol espoir brésilien

À l’issue du dîner restreint offert par Lula ce soir-là, sentant qu’il pouvait faire basculer la décision et revenir à Paris avec une promesse de vente, Nicolas Sarkozy s’accroche. Il retourne voir, tard dans la soirée, la délégation élyséenne et celle de Dassault Aviation, dont le PDG Charles Edelstenne, pour leur demander de retravailler avec les Brésiliens la proposition française selon leurs dernières exigences . « Il faut battre le fer tant qu’il est chaud et tant que nous sommes sur place », avait-il exigé. Les équipes travailleront jusqu’à l’aube pour arrêter, vers six heures du matin, l’offre qui va définitivement convaincre les Brésiliens. Bousculés, ces derniers ne peuvent plus refuser.

« Nicolas Sarkozy a lessivé toute la délégation française, y compris Charles Edelstenne réputé increvable, par son dynamisme », se rappelle-t-on dans la délégation. « Le chef de l’État nous a fait gagner en moins de 48 heures des mois de travail », soulignait-on chez l’avionneur. Car c’est bien une négociation exclusive — même si ce terme n’a pas été inscrit noir sur blanc — qu’a arrachée in extremis Dassault Aviation. Ou plutôt le chef de l’État comme l’indiquait au « Monde » Charles Edelstenne : « C’est Nicolas Sarkozy qui a vendu le Rafale, ce n’est pas nous. Le succès lui revient ». Et pourtant ce sera l’échec. Là encore, le prochain président aura de très bonne chance de signer un contrat.

La Suisse, une maladresse qui coûte cher

En Suisse, Nicolas Sarkozy s’est pratiquement tiré une balle dans le pied. Berne n’a guère apprécié les propos de Nicolas Sarkozy lors du G20 à Cannes lorsqu’il avait dénoncé les « déficiences » dans les efforts de la Suisse pour ne plus être considérée comme un paradis fiscal. « Nicolas Sarkozy a probablement un problème avec nous, je ne sais pas lequel », avait ensuite déclaré, le 11 novembre, la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey. De là à dire qu’il porte la responsabilité entière de cet échec…

Officiellement, Berne, et plus précisément le ministre en charge de la Défense, Ueli Maurer, ont notamment justifié leur choix du Gripen suédois par des considérations budgétaires, l’offre du Rafale étant estimée par les experts supérieure d’un milliard d’euros. Soit 4 milliards de francs suisses au lieu de 3 milliards, qui étaient à peu près le budget que Berne envisageait pour renouveler sa flotte d’antiques F5 Tiger. « Les arguments financiers ont joué un rôle déterminant dans le choix du type d’avion, a confirmé un communiqué officiel.

Et l’Inde ?

C’est le point positif. Le Rafale est en pole position mais pour l’heure, rien n’est signé.  De surcroît, il est difficile de mettre ce début de succès au crédit de l’Elysée, tant Nicolas Sarkozy a multiplié les maladresses lors de ses visites en Inde. Même si l’Etat français a, à l’été 2007, poussé Dassault Aviation, qui était très hésitant, à concourir pour cet appel d’offres mirifique estimé à 18 milliards de dollars. A l’époque, Dassault Aviation attendait des garanties de Paris.

Tout comme aux Emirats et au Brésil, le prochain président de la République devrait en toute logique assister à la signature de ce contrat en Inde. Ce sera aussi probablement le cas au Qatar (entre 12 et 26), et peut-être en Malaisie (18). Il le devra en grande partie à l’obsession de son prédécesseur…

Source: la Tribune

Rafale : le Brésil pourrait faire une offre groupée avec l’Inde

Par Rémy Maucourt – Publié le 28 mars 2012

L’achat du Rafale est un sujet de discussions au sommet des BRICS de New Delhi. La presse brésilienne affirme mardi que le Brésil et l’Inde pourrait négocier ensemble avec Dassault.

Deux commandes d’un coup pour le Rafale ? Le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo affirme que la présidente Dilma Rousseff cherche une solution commune avec l’Inde pour obtenir un rabais sur le Rafale de Dassault.

Les conditions d’un éventuel achat commun restent difficiles à évaluer. Les deux pays n’ont pas les mêmes besoins en terme de configuration d’appareils. Reste que tout élément qui pourrait convaincre le Brésil est une bonne chose pour Dassault Aviation.

Le Brésil négocie depuis 2001 l’achat de 36 Rafale. Le départ du président Lula, clairement favorable à l’avion français, a ralenti le processus. De l’avis général, le choix indien pourrait influencer favorablement les Brésiliens.

La concurrence du F/A-18 Super Hornet de Boeing sur ce marché est rude, mais Dassault peut compter sur des possibilités étendues de transfert de technologies. La loi américaine limite ces échanges, un vote du Sénat pouvant les annuler à tout moment.

L’Inde a annoncé fin janvier le lancement de négociations exclusives pour acheter l’avion de chasse français. Le contrat, estimé à environ 10 milliards d’euros, porte sur la fourniture de 126 Rafale.

Source: l’Usine Nouvelle