Nexter obtient un contrat qui donne un bol d’oxygène à Roanne

19/07/2013

Selon nos informations, la Direction générale de l’armement (DGA) vient de notifier une commande de modernisation de 48 VBCI au groupe public. Un contrat qui va donner de la charge de travail au principal site de Nexter, Roanne, en attendant le lancement du programme VBMR et d’un contart export structurant.

C’est une bonne nouvelle pour Nexter en général, et en particulier pour les salariés de la chaine d’assemblage du véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). Certes, le montant de la commande reste modeste mais le contrat va surtout donner un bon bol d’oxygène au groupe public en attendant mieux… c’est-à-dire le lancement d’un nouveau programme et/ou un contrat export d’envergure. Selon des sources concordantes, la Direction générale de l’armement (DGA) a récemment notifié une commande de modernisation de 48 VBCI, qui va dans cette opération prendre du poids… afin de mieux protéger les militaires en opération extérieure. Le véhicule blindé va passer de 28 à 32 tonnes.

Une commande qui va donner de la charge de travail aux salariés travaillant sur la chaine d’assemblage des VBCI (démontage et remontage des VBCI). Le retrofit des VBCI commencera seulement à la fin des dernières livraisons des actuels VBCI prévues à la fin de 2014. Soit au début de 2015. Les livraisons des VBCI modernisés devraient s’étaler jusqu’en mars 2016. Une deuxième tranche de 47 VBCI modernisés est également dans le viseur de Nexter.

Un relais en attendant mieux

En clair, l’avenir de Nexter était encore une fois dans les mains de l’Etat, le groupe ayant une visibilité d’un peu moins de 24 mois (exercices 2013 et 2014) grâce à son carnet de commandes. Mais il fallait un contrat pour faire la soudure entre la fin du VBCI et le lancement des programmes blindés VBMR et EBRC afin de donner de la charge de travail aux 800 salariés du site de Roanne. La consultation VBMR que Nexter Systems prépare en coopération avec Renault Trucks Defence (RTD) représenterait le relais pour le maintien du potentiel industriel du groupe. Le ministère de la Défense pourrait se décider avant la fin de 2013, sinon au plus tard début 2014. Nexter compte également sur un contrat export , notamment au Canada (de 108 à 138 exemplaires), au Danemark (autour de 250), au Qatar (plus de 400) et aux Emirats Arabes Unis (700). Un rapprochement à haut risque avec Krauss Maffei Wegman est même envisagé.

Un véhicule « combat proven »

Véritable « base vie » pour le fantassin, le VBCI offre un haut niveau de protection face aux différentes menaces des théâtres. Il a été projeté en Afghanistan et au Liban en 2010 puis au Mali en début d’année 2013 où il a à chaque fois « parfaitement rempli les missions qui lui étaient assignées à la grande satisfaction des troupes engagées », selon la DGA.

Véhicule blindé tout-terrain à 8 roues motrices, successeur de l’AMX 10 P, il existe en version poste de commandement (VPC) et en version de combat d’infanterie (VCI). La version VCI, commandée à 520 exemplaires, est armée d’une tourelle de 25 mm et permet l’emport de onze soldats Félin. La version VPC, commandée à 110 exemplaires, dont le dernier vient d’être livré à l’armée de terre en mai 2013, est équipée du système d’informations régimentaire (SIR). Le VBCI est un véhicule de la classe des 30 tonnes qui atteint une vitesse de pointe de 90 km/h.

Source : La Tribune

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La DGA livre le 1er hélicoptère Panther « standard 2 » à la marine

Mise à jour : 23/06/2011 16:30

La direction générale de l’armement (DGA) vient de livrer le premier hélicoptère Panther « standard 2 » à la marine le 31 mai 2011. L’ensemble de la flotte Panther de la marine, soit 16 hélicoptères, sera aux normes de ce nouveau standard à l’horizon 2016.

Cette nouvelle version améliore l’interopérabilité OTAN de l’hélicoptère grâce à l’intégration de la liaison de données L11. L’avionique a également été totalement modernisée et mise en conformité OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) : intégration d’écrans de navigation et d’un écran de mission sur la  planche de bord, sécurisation des communications radios, installation d’un GPS, d’un répondeur mode S. Ces hélicoptères seront aussi équipés d’une caméra capable de filmer de jour comme de nuit.

La DGA a notifié un contrat d’un montant de 54 millions d’euros à Eurocopter en janvier 2007 et un autre de 7 millions d’euros au service industriel de l’aéronautique (SIAé) en mai 2007. Au titre de ce contrat, le SIAé est en charge du développement et de la fourniture des consoles tactiques qui viendront compléter ce nouveau standard.

Source: DICOD

MBDA DEMONTRE UNE NOUVELLE FOIS LES CAPACITES DU SYSTEME VL MICA

Dans un scénario de protection de zone sensible face à des armements tirés à distance de sécurité, le VL MICA démontre une nouvelle fois le haut niveau de ses capacités opérationnelles.

Le 13 avril, au Centre d’essais de la DGA-Essais Missiles, à Biscarosse, un missile VL MICA, tiré depuis un lanceur vertical terrestre et sous le contrôle du Tactical Operations Centre (TOC) développé par MBDA, a intercepté à une distance supérieure à 15 km une cible évoluant à moyenne altitude.

Le but de ce tir était de démontrer les capacités du système d’armes face aux armements de précision tirés à distance de sécurité. Il était organisé par MBDA avec le support des différentes équipes de la DGA (Direction Générale de l’Armement) et constitue la suite naturelle des évaluations qui viennent d’être conclues positivement par l’Armée de l’Air au titre du programme de démonstrateur SALVE (Sol-Air à Lancement VErtical).

Le missile VL MICA était équipé d’un autodirecteur électromagnétique actif produit par la société Thales. Comme les précédents, ce tir a été effectué à partir d’un Conteneur Lanceur Autonome conforme à la définition de série.

Ce dix-septième tir VL MICA démontre la fiabilité, l’excellente précision et, surtout, le haut niveau de performances opérationnelles offerts par ce système.

Les quatre délégations étrangères présentes à cette occasion ont été unanimes à souligner l’excellente impression produite par le système VL MICA qui bénéficie déjà de plusieurs commandes tant dans la configuration navale que dans la version terrestre.

Notes aux rédacteurs

Fort de ses implantations industrielles dans quatre pays d’Europe et aux Etats-Unis, MBDA a réalisé un chiffre d’affaires en 2010 de 2,8 milliards d’euros et dispose d’un carnet de commandes de 10,8 milliards d’euros. Avec plus de 90 forces armées clientes dans le monde, MBDA est un des leaders mondiaux des missiles et systèmes de missiles.

MBDA est le seul groupe capable de concevoir et de produire des missiles et systèmes de missiles pour répondre à toute la gamme des besoins opérationnels présents et futurs des trois armées (terre, marine et air). Au total, le groupe propose une gamme de 45 programmes de systèmes de missiles et de contre-mesures en service opérationnel et plus de 15 autres en développement.

La société MBDA est codétenue par BAE SYSTEMS (37,5 %), EADS (37,5%) et FINMECCANICA (25 %).

Le contrat des nouvelles embarcations commando notifié à Zodiac

13/05/2011
La Direction Générale de l’Armement a officialisé, hier, la commande de 20 nouvelles embarcations commandos à usage multiple embarquables (Ecume) et quatre systèmes de largage par avion de transport militaire. Le marché a été remporté par Zodiac International, qui s’est imposé face à Ufast et Halmatic. Les Ecume renouvelleront à partir de 2014 le parc d’embarcations rapides des six unités commandos de la Marine nationale. « L’autonomie importante des Ecume permettra de réaliser des raids nautiques sur longues distances à partir d’un port ou d’un bâtiment porteur, de type frégate ou bâtiment amphibie. Grâce à leur puissance et leur maniabilité, elles seront aussi en mesure de rattraper un navire puis de le prendre d’assaut. Elles pourront également servir de poste de commandement avancé pour une opération aéronavale du fait de leurs nombreux moyens de transmissions. Par ailleurs, elles seront capables d’effectuer des opérations de maintien de l’ordre et de présence sur un plan d’eau. Enfin, leur déploiement lointain de façon urgente, directement en mer, sera rendu possible avec leur système de largage aérien », explique la DGA.
Longues de 9.3 mètres pour une largeur de 3 mètres, les Ecume afficheront un déplacement en charge de 7 tonnes et pourront atteindre une vitesse de plus de 40 noeuds.
Source: Mer et Marine

Premier TBM 700 militaire rénové

lundi 9 mai

Daher-Socata a livré, le 2 mai 2011, au ministère de la Défense du premier TBM 700 rénové dans le cadre du marché passé fin 2009 par la Délégation Générale de l’Armement (DGA) pour la modernisation de 27 TBM 700 des forces armées françaises.

Cette rénovation porte principalement sur le remplacement de l’avionique d’ancienne génération par une avionique intégrée « Glass cockpit » Garmin G1000, avec pilote automatique numérique GFC 700, la certification et mise au plus récent standard civil des avions pour une meilleure intégration dans le trafic aérien. Plusieurs autres équipements sont également remplacés par du matériel plus récent comme la balise de détresse et le radar météo. Quelques équipements nouveaux ont été ajoutés tels qu’un enregistreur de paramètres de vol Apibox et un Stormscope pour la détection d’orages. La cabine passagers fait également l’objet de nouveaux aménagements. Le marché inclut aussi la formation des pilotes et mécaniciens aux nouveaux équipements de bord, la documentation opérationnelle et de maintenance ainsi que des lots d’approvisionnement initial.

Au total 15 TBM 700A de l’armée de l’air, 5 TBM 700A et 3 TBM 700B de l’armée de terre, et 4 TBM 700A du centre d’essais en vol de la DGA vont être ainsi modernisés d’ici à fin 2014.

Source: aerobuzz.fr

Laurent Collet-Billon (DGA): « Un accord entre Thales et Safran est possible à l’été »

Cinquante ans après sa naissance, la Direction générale de l’armement poursuit sa mue, avec une ligne directrice : renforcer son expertise tout en se rationalisant. En 2014, les ingénieurs représenteront 60 % des effectifs, contre 40 % actuellement. Nommé il y a près de trois ans, son délégué, Laurent Collet-Billon insiste sur la professionnalisation des équipes en charge des programmes, le coeur des missions de la DGA. Sans oublier la stratégie industrielle, dans laquelle Thales pourrait jouer un rôle central.

09/05/11 | 19:21 | Alain Ruello

La DGA a 50 ans, et vous la dirigez depuis bientôt trois ans. Ou en êtes-vous de sa réforme ?

J’ai énormément simplifié l’organisation dans une optique de professionnalisation accrue des équipes et de renforcement de ses compétences de gestion et de son expertise technique. Quand j’ai pris mes fonctions, j’avais annoncé la couleur : une vision pragmatique autour de 4 axes stratégiques : investisseur avisé pour la défense, partenaire des armées au quotidien, expert référent, moteur d’une construction européenne réaliste. Je voulais qu’on en finisse avec les dérives sur les délais et les coûts. Les industriels ont compris le message. Un contrat comme celui qui a été conclu en 2003 pour l’A400M ne passerait plus aujourd’hui. Sur le plan financier, nous investissons tout l’argent prévu pour les équipements des armées ; ainsi, l’an dernier, sur 10,2 milliards d’euros de paiements à l’industrie de défense, nous avons réussi à ne laisser que 1 237 euros dans les caisses. Si j’utilisais une image, j’appliquerai celle d’une société d’ingénierie. Aujourd’hui, la DGA compte 40 % d’ingénieurs. En 2014, nous serons à 60 %.

Dans son livre, Hervé Morin estime qu’il va manquer 20 à 30 milliards pour équiper les armées d’ici à 2020. La France tire-t-elle des chèques en blanc pour entretenir sa défense, comme l’affirme l’ancien ministre de la défense ?

Je m’en tiens à la trajectoire financière décidée par le Président de la République, à savoir 377 milliards pour les lois de programmation militaires 2009-2014 et 2015-2020. Avec ce montant de crédits, il ne manque pas 30 milliards. L’exécution budgétaire a connu quelques aléas, par exemple parce qu’il a fallu réintégrer des commandes nationales de Rafale faute de contrat à l’exportation. Mais globalement, notre gestion en commun avec l’Etat Major des Armées est parfaitement en ligne avec les plans d’équipements. Travailler en liaison étroite avec les clients est plus indispensable que jamais dans nos industries de programmes. La programmation budgétaire triennale 2011-2013 est claire.

Pas de « bosse budgétaire » en train de gonfler ?

Nous investissons de manière responsable avec l’Etat Major. Si cela nous conduit à des engagements financiers ingérables, alors nous ne lançons pas les programmes en question.

Et si les 750 millions de ventes des fréquences hertziennes ne sont pas au rendez-vous cette année ?

Il y a une énorme demande de fréquences compte-tenu du développement des communications mobiles, notamment de données et d’images. Et l’Arcep finalise l’appel d’offres. Nous n’avons donc aucune raison à ce stade de douter du calendrier.

Sur la plan industriel, Gérard Longuet a évoqué un « grand projet national » au service duquel l’Etat pourrait mettre ses participations. Quels sont les contours de ce grand projet ? Fait-t-il de Thales le pivot d’un futur grand groupe français à dominante militaire ?

Je ne peux pas m’exprimer à la place du ministre de la Défense. Ce qui est certain, c’est que nous traitons actuellement le dossier de la rectification des frontières entre Thales et Safran sur le périmètre suivant : toutes les activités et compétences de navigation inertielle et de génération électrique chez Safran, et toutes celles d’optronique chez Thales. Nous avons bien délimité les périmètres concernés, y compris au niveau industriel. Aujourd’hui, le travail des deux groupes et de leurs banques conseil va maintenant consister à mettre au point les modalités pratiques, à valoriser le tout et voir comment équilibrer l’échange d’actifs.

Les discussions ont échoué il y a un an. En quoi le contexte est-il plus favorable aujourd’hui ?

Il y a un an, le périmètre en discussion comprenait l’avionique civile de Thales à la demande de Safran. Safran reste intéressé mais, à ce stade, ni Thales, ni son actionnaire Dassault, n’y sont ouverts. Il y a donc beaucoup plus de chances que les négociations aboutissent si un équilibre industriel et économique est trouvé sur ce périmètre plus restreint mais plus simple. On peut espérer une décision de principe à l’été.

Dans le naval militaire, comment la DGA voit-elle l’évolution de l’actionnariat de DCNS ?

Nous demeurons fermement partisans d’une évolution de la participation de Thales dans DCNS de 25 % à 35 %. Tout est prêt pour cela. Quand à franchir les 51 %, j’y suis également favorable à titre personnel, parce que, globalement, l’industrie de défense française est encore trop éparpillée au regard de ce qui se passe dans d’autres pays et cela n’est pas favorable aux capacités d’investissements de cette industrie. Maintenant, c’est au gouvernement de trancher le moment venu. Le rapprochement avec les activités correspondantes de la filiale de Thales au Pays Bas pourrait faire de DCNS le pilier naval de Thales.

Et dans le terrestre, un rapprochement Nexter Thales est-il envisagé ?

C’est une des solutions. Ce n’est pas la seule, puisqu’on peut envisager un rapprochement avec Renault Trucks Défense ou Panhard. Quoiqu’il en soit, il est souhaitable qu’une option soit clairement arrêtée quand on lancera l’appel d’offres VBMR pour le remplacement des Véhicules de l’avant blindé, c’est à dire en 2012 (le programme vise plus de 2.000 blindés à construire, NDLR).

Luc Vigneron, le PDG de Thales, a été l’objet d’attaques très dures depuis sa nomination. On dit que vos rapports sont difficiles. A-t-il le soutien du ministère de la Défense ?

La question ne se pose pas comme cela. Luc Vigneron a le soutien de son conseil d’administration où siège l’Etat. Si l’Etat n’était pas satisfait, il le ferait savoir. L’Assemblée générale de Thales a lieu prochainement. Il n’y a pas de motion prévoyant son départ. Quand à moi, ce n’est pas avec Luc Vigneron que j’ai des rapports quelque peu rugueux, c’est avec l’industrie en général dès lors qu’il s’agit de questions de respect des coûts, des délais et des performances de certains programmes. Il faut arrêter de croire que l’Etat peut tout assumer.

La réorganisation entreprise chez Thales est-elle une source de soucis pour la DGA ?

L’organisation de chaque industriel n’est pas mon sujet, si elle n’est pas à l’origine de retards constatés sur les programmes ou de problèmes liés à l’exportation. Sur ce dernier sujet, il faut être très vigilant. En 2010, nos prises de commandes ont été inférieures de moitié à ce qu’elles étaient en 2009. Même si l’explication principale est que nous n’avons pas concrétisé comme prévu certains gros contrats, c’est loin d’être satisfaisant. Nous travaillons avec les grands groupes. Mais aussi avec les PME pour voir comment les aider.

Quel est le retour d’expérience de la guerre en Libye ? Des manques ont-ils été identifiés ?

La disponibilité des matériels engagés est excellente. Par ailleurs, les armements utilisés, missile de croisière Scalp ou Air sol tactique AASM notamment, offrent les niveaux de performance attendus. Le matériel de reconnaissance donne également satisfaction. C’est encourageant, car ce qu’on avait prévu il y a des années est au rendez-vous. J’ajoute qu’il faut deux fois moins de personnes pour mettre en oeuvre un Rafale qu’il n’en faut pour un F-16. Quant aux manques qui sont apparus, nous allons faire une analyse précise rapidement avec l’Etat Major des armées.

On peut sans risque avancer que l’absence de drones se fait sentir. Quand le ministre va-t-il choisir entre l’achat de Reaper à l’américain General Atomics ou la modernisation des Harfang d’EADS ?

Nous allons d’abord tirer tous les enseignements de l’opération Harmattan, puis proposer une solution au ministre d’ici à la fin du semestre, en intégrant nos réflexions sur l’emport d’armement notamment.

Où en est la mise en oeuvre du traité franco-britannique ? Etant donné l’ambition affichée, qu’est-ce qu’il reste pour la coopération avec l’Allemagne ou l’Italie ?

Les discussions avancent tout à fait normalement. Nous avons des équipes de programmes communes. Un grand point d’avancement est prévu à la rentrée. Et cela ne signifie pas que nous laissons tomber nos autres partenaires l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne… Avec l’Italie par exemple nous allons proposer prochainement au ministre des pistes de coopérations. Le traité franco-britannique a servi d’électrochoc, qui a permis de faire bouger les lignes.

PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN RUELLO

Source: Les échos

Tir réussi d’un AASM à guidage terminal laser sur une cible mobile

Mise à jour : 05/05/2011 15:27

La direction générale de l’armement (DGA) a effectué avec succès un tir de démonstration d’un armement air-sol modulaire (AASM) en version à guidage terminal laser sur une cible terrestre mobile à grande vitesse le 21 avril 2011.

Réalisé sur le site Landes de DGA Essais de missiles, à partir d’un Rafale de série mis en œuvre par DGA Essais en vol site de Cazaux, le tir a été effectué avec un très fort dépointage (90°) par rapport à l’avion tireur, à une portée de plus de 15 km.

L’impact au but a eu lieu en incidence rasante, sur une cible mobile constituée d’une tache laser générée par un illuminateur sol monté sur une tourelle, afin de simuler un véhicule se déplaçant à 80 km/h.

Grâce à ses algorithmes de détection et d’asservissement de la trajectoire sur la tache laser détectée, et à sa grande manœuvrabilité aérodynamique, l’AASM a atteint la cible avec une précision meilleure que le mètre.

La version à guidage Inertiel / GPS / Laser est équipée d’un autodirecteur semi-actif laser et met en œuvre des algorithmes de poursuite de cible fixe ou fortement mobile utilisés lors de la phase terminale.

Elle sera produite en série pour les besoins de l’armée de l’air et la marine nationale à partir de la fin 2012.

Source: Ministère de la défense

Les industriels de l’armement terrestre jouent l’apaisement

Michel Cabirol

Après une passe d’armes entre le président du Groupement des industriels française de défense terrestre (Gicat), Christian Mons, et le patron de Renault Trucks Défense, Stephano Chmielewski, le premier a adressé un courrier au second pour tenter d’apaiser les tensions.

L’heure est à l’apaisement entre le président du Gicat, le Groupement des industries françaises de défense terrestre, Christian Mons, et le PDG de Renault Trucks Defense (RTD), Stephano Chmielewski, après le départ brutal de RTD du Gicat mi-avril. En tout cas, c’est la volonté du patron du Gicat, réputé pour son franc-parler et de dire tout haut ce que pense les autres.

Dans un courrier en date du 27 avril et adressé au patron de RTD, dont La Tribune s’est procuré une copie, Christian Mons « regrette son interprétation des propos que j’ai tenus devant la Commission de la défense le 9 mars dernier, propos qui sont contrairement à ce que vous pensez peut-être, fidèlement retranscrits dans le compte rendu officiel ». Et Christian Mons déclare s’efforcer « au nom du Gicat d’assurer la défense de la BITD (base industrielle et technologique de défense, ndlr) française dont RTD est un acteur historique important et reconnu ». Il se tient la disposition de Stephano Chmielewski pour une rencontre et « renouer le dialogue.

Un « mea culpa » du patron du Gicat, qui se dit « affecté par l’annonce du retrait (de RTD, ndlr) qui affaiblirait considérablement le Gicat alors que tous les adhérents sont mobilisés vers de nouveaux objectifs et en particulier une campagne de communication d’influence au profit des industries de l’armement terrestre ». Dans ce cadre, il revient sur les raisons du coup de gueule de Stephano Chmielewski : « je comprends bien toute l’importance que revêt pour votre société la perte du contrat PPT (Porteur polyvalent terrestre, ndlr) et soyez assuré que je regrette de n’avoir pu défendre plus activement vos intérêts. En effet nous devons nous adapter au nouveau contexte concurrentiel qui oblige notre client français à prendre en considération les offres européennes ».

Dans un courrier adressé mi-avril au président du Gicat, Stefano Chmielewski l’accusait de favoriser les intérêts de son groupe Panhard au détriment de l’intérêt général et avait claqué la porte de l’organisation, qui regroupe 213 sociétés pour un chiffre d’affaires de 5,2 milliards. Dans cette lettre très virulente adressée à Christian Mons et à l’ensemble du conseil d’administration du Gicat, le PDG de RTD expliquait les raisons de ce coup de gueule déclenchée par l’audition du 9 mars dernier de Christian Mons en tant que président du Gicat par la commission de la défense à l’assemblée nationale.

Le PDG de RTD lui reproche notamment de « confondre » son « rôle de président du Gicat et celui de directeur général de Panhard ». « Tout au long de l’audition, écrit-il, toutes les affirmations à l’emporte-pièce relatives, par exemple, à la présence commerciale des industries de défense sur les différents marchés « privilégiés » ou pas, aux offsets et aux regroupements possibles en France, sont manifestement l’expression du directeur général de Panhard et uniquement celle là ». Stefano Chmielewski ne décolère pas tout au long de ce courrier : « vos affirmations sur le manque de capacité d’investissement par exemple sont gratuites et infondées et ne concernent certainement que votre société ».

Enfin, et surtout le PDG de RTD ne digère pas les propos de Christian Mons s’agissant d’un contrat important perdu en France, qui a fait polémique, par sa société face à l’italien Iveco, qui a remporté un appel d’offres de 2.500 camions (Porteur polyvalent terrestre ou PPT) lancé par la Direction générale de l’armement (DGA). « Entre Iveco qui est aussi un grand opérateur en France, et Volvo, qui détient environ 80 % des actions de RTD sachant que les moteurs de cette société auraient été fabriqués par Volvo à l’étranger, le choix était évident », avait déclaré devant les députés le président du Gicat.

La coupe était pleine pour RTD et son PDG : « au regard de vos affirmations concernant le cas PPT et l’oubli volontaire ou pire la négation du caractère français de l’entreprise Renault Trucks, il ne me reste qu’à vous conseiller de changer l’appellation du groupement des industries françaises de défense terrestre en supprimant le mot « française » puisque vous l’ignorez volontairement lorsque cela vous arrange en tant que directeur général de la société Panhard ».

Source : La Tribune.fr – 29/04/2011

France orders more reconnaissance drones

PARIS, April 11 (UPI) — The French military’s procurement agency, DGA, has ordered additional DRAC reconnaissance mini-drones from Cassidian of France for delivery by 2013.

The DRAC system is equipped with cameras in the visible or infra-red spectrum, with a datalink to a compact ground station equipped with automatic tracking via a compact antenna.

Generally launched by hand, DRAC drones can stay in the air for up to 90 minutes, and over distances of up to 10 kilometers, by day and night, and transmit the data and imagery they collect in real time.

Sixty DRAC systems have so far been delivered to the French army, which has deployed them in Afghanistan.

« We are very proud to have won this new order …, » said Nicolas Chamussy, senior vice president of Cassidian Air Systems and head of Unmanned Aerial Systems. « This contract is a demonstration of the recognized reliability and qualities of the DRAC system in service with operational army units in Afghanistan. »

The short-range DRAC UAV system has been developed for the French army by Cassidian Air Systems, in partnership with SurveyCopter of France, as was the Tracker system from which it is derived.

Each DRAC system consists of two UAVs equipped with payloads, a compact ground station and an automatic tracking antenna. It can be packed into two personal rucksacks, thus allowing entirely autonomous missions.

Source : UPI

Economie : le dispositif RAPID s’ouvre aux entreprises de taille intermédiaires

le 12/04/2011 à 19h57

(Boursier.com) — Gérard Longuet -Ministre de la Défense et des Anciens combattants- et Christine Lagarde -Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie- annoncent l’ouverture aux entreprises de tailles intermédiaires de RAPID, le dispositif de soutien aux projets d’innovation stratégique de PME. Le dispositif RAPID (Régime d’Appui pour l’Innovation Duale) soutient des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils.

Maintenant, toute PME et entreprise intermédiaire autonome d’un maximum 2.000 salariés peut, seule ou en consortium avec une entreprise ou un organisme de recherche, faire acte de candidature spontanée, pour bénéficier d’une subvention RAPID.

Le dispositif, lancé au profit des PME en mai 2009, conserve sa réactivité afin d’accorder un financement des projets sélectionnés dans un délai de 4 mois entre le dépôt du dossier et le début des travaux. RAPID est mis en oeuvre par la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) et la Direction générale de l’armement (DGA), qui expertisent conjointement les projets proposés et renforcent ainsi leur action stratégique en matière de développement des entreprises.

Le Ministère de la Défense et des Anciens combattants est le principal acheteur public et premier partenaire des entreprises pour la recherche. Il consacre chaque année 700 Millions d’Euros à des activités d’études en amont. Plus globalement, ses crédits de recherche représentent 2/3 des financements publics de recherche et de développement reçus par les entreprises. Pour 2011, le Ministère de la Défense finance le dispositif RAPID à hauteur de 40 ME.