F/A-18: Le Koweit s’approche d’une décision

28 nov. 2016 | Par Guillaume Belan

Il en était question depuis plusieurs mois, la nouvelle s’approche doucement d’une décision : le Koweit s’apprête à commander 28 F/A-18 Super Hornet. C’est ce qu’a confirmé le General Lafi al-Azemi, responsable des acquisitions militaire du Koweit. Le marché devrait dépasser les 5 Mds de dollars. Les F/A-18 de Boeing viendront remplacer les F-18 vieillissants. Des F-18 que Boeing s’est engagé à reprendre selon le général al-Azemi. Le Koweit en dispose de 39.

Il y a quelques semaines le département d’état américain avait accordé son feu vert pour cette vente. A noter que le le Koweit s’est récemment porté acquéreur de 28 Eurofighter Typhoon (lire ici). L’émirat s’apprête donc a gonfler considérablement ses capacités de chasse et de bombardement, à l’instar du Qatar, qui, outre le Rafale, souhaiterait acquérir jusqu’à 72 F-15 (lire notre article ici). Des besoins apparus avec la montée en puissance des tensions régionales (Yémen, Syrie, Irak, Iran…) qui provoque une certaine course aux armements dans la région. Le Koweit vient également de commander des hélicoptères H225M (relire ici).

Source: Air&Cosmos

Le choix du Gripen continue à semer la zizanie en Suisse

29/05/2012 – Michel Cabirol

L’avion de combat suédois provoque un débat sans précédent dans le pays. Le président du parti libéral-radical suisse demande au conseil fédéral « de renoncer au Gripen » et de relancer le Rafale (Dassault Aviation) et l’Eurofighter (EADS, BAE Systems et l’italien Finmeccanica).

Décidément, le choix suisse de l’avion de combat suédois Gripen, défendu bec et ongle par le conseiller fédéral en charge de la défense, Ueli Maurer, reste un sujet à polémiques. Et tourne même au pugilat politique. Le président du parti libéral-radical suisse, Philipp Müller, estime qu’il faudrait « réfléchir à renoncer au Gripen », a-t-il déclaré dans le journal dominical suisse « Sonntag ». « Militairement, l’appareil est contesté », a-t-il rappelé. A la place, il souhaite relancer l’Eurofighter (EADS, BAE Systems et l’italien Finmeccanica) ou le Rafale de Dassault Aviation.

Pour Philipp Müller, autant profiter de cette acquisition pour régler des problèmes avec nos voisins. Les Allemands seraient peut-être prêts à un « deal » sur la question des nuisances sonores de l’aéroport de Zurich si la Suisse choisit l’Eurofighter. Le Rafale, préféré par une majorité de hauts gradés de l’armée suisse, permettrait d’aborder l’accord de double imposition avec les Français. Selon le « Sonntag », les deux conseillers fédéraux libéraux-radicaux Didier Burckhalter et Johann Schneider-Ammann seraient disposés à soutenir cette stratégie. Ambiance.

Un Gripen incapable de protéger l’espace aérien suisse

Mi-mai, le quotidien « Le Matin » révélait à l’issue des premiers tests réalisés entre le 2 et 4 mai e Suède, que sur les 98 améliorations exigées par la Suisse, seules sept avaient pu être installées sur le prototype du futur Gripen, le Gripen F Demonstrator, lors de ces essais. Le quotidien de langue française estimait que « l’avion pourrait ne pas être livré avant 2023 et ses faiblesses resteront telles qu’elles remettent en question les procédures pour protéger l’espace aérien » suisse. Ce qui a d’ailleurs provoqué une chasse aux fuites dans la presse, la commission de la politique de sécurité nationale a déposé une plainte contre X pour violation du secret en fonction.

Ces informations ont été démenties dans la foulée par Ueli Maurer, qui a une nouvelle fois défendu le Gripen « le meilleur avion pour la Suisse », dans une interview… au « Matin ». Il a également estimé que la procédure était « close » quand bien même de nouvelles offres d’autres avionneurs arriveraient sur son bureau. « Ce n’est plus le moment », a-t-il averti. Et de se lancer dans un plaidoyer quelque peu ambigu sur le Gripen. « Je n’ai pas d’autres possibilités que le Gripen. Parce que je n’ai pas davantage d’argent. Et de plus, je suis persuadé que le Gripen est un bon avion. Il présente le meilleur rapport coût-performance ».

Un achat de vélos par l’armée dans la tourmente

En attendant les conclusions de la sous-commission qui enquête sur la procédure ayant abouti au choix du Gripen, Ueli Maurer maintient le calendrier de projet d’acquisition de l’appareil suédois, qui sera présenté cet automne au Conseil fédéral, puis sera examiné par les deux chambres. La votation populaire, un référendum demandé par des citoyens et organisations suisses, est programmée dans le courant de la première moitié de 2014, selon « Le Matin ». Et dire qu’Armasuisse, la Direction générale de l’armement suisse, est également dans la tourmente… pour l’achat de 2.800 vélos à Simpel, qui provoque remous et plaintes.

Source: La Tribune

Canada – Check out other jets

By Peter E. Greene, The Windsor Star

May 28, 2012

As someone who has worked in production and overhaul of military aircraft, I have been avidly reading the various letters and opinion/guest columns that have appeared in your paper, for and against the Canadian government’s decision to buy the F-35 aircraft for the Royal Canadian Air Force.

The latest salvo condemning the F-35 program comes from retired colonel Paul Maillet, an aerospace engineer and former fleet manager for Canada’s CF18 fleet.

Paul Maillet called the F-35 a « serious strategic mismatch » to Canada’s military needs.

The drawbacks mentioned were the F-35’s single engine, low range, low payload and low manoeuvrability .

The F-35 has been shrouded in controversy, cost overruns and delays, yet the Canadian government and Department of National Defence are adamant to go ahead with this aircraft deal.

Auditor General Michael Ferguson gave a highly critical report of the Defence Department’s handling of the F-35 project. Why doesn’t the Canadian government follow a tendering and evaluation process for new aircraft that it wants to purchase?

No doubt the military industrial complex in North America has a powerful lobby which will bring pressure on our government and DND to buy this aircraft. Canada should be looking at other aircraft that several countries have to offer.

It is interesting to note that rising superpower India, which was looking to buy a medium multi-role combat aircraft for the Indian air force, started a tendering process and evaluated six aircraft from different countries over a period of five years.

They evaluated the U.S.-made F/A-18 Super Hornet and F-16 Super Viper jets, the Rafale made by Dassault Aviation of France, The Eurofighter Typhoon made by a European consortium, the Russian MiG-35 aircraft and the Saab Gripen made by Sweden.

U.S. President Barack Obama made a special visit to India to lobby its government to buy the F/A-18 Super Hornet. It was a hotly contested race of strict technical and commercial evaluation and the two finalists were the Rafale of Dassault Aviation and the Eurofighter Typhoon.

The final clincher was the cost evaluation and the Rafale aircraft was selected. President Obama was disappointed and offered the F-35 aircraft to India.

The Indians rejected the F-35 and went ahead with their deal to buy 126 MMRCA Rafale fighters from France for $20 billion. Dassault will supply the first 18 aircraft by 2015 and the rest will be manufactured under licence by India.

This will be the longest opentender military aviation deal in the world.

Rafale is a twin-jet, semi stealth combat aircraft capable of carrying out a wide range of short-and long-range missions, including ground and sea attacks, reconnaissance, high-accuracy strikes and nuclear strike deterrence. Rafale can carry payloads of more than 9t on 14 hardpoints for the air force version, with 13 for the naval version.

The range of weapons includes: Mica, Magic, Sidewinder, ASRAAM and AMRAAM air-to-air missiles; Apache, AS30L, ALARM, HARM, Maverick and PGM100 air-toground missiles and Exocet/ AM39, Penguin 3 and Harpoon anti-ship missiles. The Rafale is a NATO-compatible aircraft and has flown in NATO operations over Tajikstan, Afghanistan and Libya.

Canada should evaluate more aircraft under a tendering process rather than making a hasty and costly mistake by going for the overpriced and untested F-35 aircraft. The Rafale aircraft offers high value for money.

It is high time that our defence department jettisoned the canopy, ejected and bailed out of the F-35 project.

Peter E. Greene lives in Windsor.

Le Japon préfère le F35 américain à l’Eurofighter

13/12/2011

Yann Rousseau

Tokyo aurait finalement estimé que l’appareil de l’américain Lockheed Martin était le seul capable de répondre à la montée en gamme des aviations russe et chinoise.

Les industriels européens auront probablement une nouvelle occasion de fulminer, cette semaine, contre le gouvernement japonais. Tokyo devrait annoncer vendredi qu’il a choisi l’avion de combat F-35 du constructeur américain Lockheed Martin pour renouveler sa flotte vieillissante et non l’Eurofighter Typhoon, construit par un consortium regroupant les Britanniques de BAE Systems, les Italiens de Finmeccanica et les Allemands et Espagnols au sein du groupe EADS.

Selon la presse japonaise, la décision des autorités devrait être entérinée par le Premier ministre, Yoshihiko Noda, à l’occasion du prochain conseil de sécurité nationale. Le ministère de la Défense, qui a repoussé à maintes reprises son arbitrage dans cet appel d’offres, où concourrait aussi le F/A-18 Super Hornet de Boeing, aurait finalement estimé que l’appareil le plus coûteux de la compétition était le seul capable de répondre à la montée en gamme des aviations russe et chinoise.

Un coût supérieur à 6 milliards de dollars

Les responsables de la Force aérienne d’autodéfense japonaise (JASDF) sont inquiets des ambitions de ces deux nations, qui mettent chacune de leur côté la dernière main au développement de chasseurs de nouvelle génération. Ils auraient donc plébiscité la grande furtivité du F-35 dans leur projet de remplacement de leurs « vieux » F-4 Phantom à partir de 2016.

Le renouvellement des avions de deux escadrons, soit environ 40 appareils, pourrait coûter, selon les analystes, plus de 6 milliards de dollars.

A Tokyo, les entreprises européennes commençaient à douter, ces dernières semaines, des chances de l’Eurofighter Typhoon, dont les performances et le prix avaient pourtant été vantés par une partie de la JASDF et de l’administration. Leurs « sources » dans les coulisses du pouvoir leur avaient confié que le lobbying de Washington s’était récemment intensifié.

Sauf surprise, le ministère de la Défense japonais, qui ne traite quasi-exclusivement depuis la fin de la seconde guerre mondiale qu’avec des industriels nippons ou américains, va refuser une fois encore de froisser son allié «historique et stratégique ».

Source: Les Echos

Decks cleared for 5k cr IAF deal for missiles, trainer jets

New Delhi: All decks have been cleared for two crucial defence deals, together worth over Rs 5,000 crore, to acquire 75 Swiss turbo-prop aircraft to train rookie pilots as well as around 450 advanced French missiles to arm upgraded Mirage-2000 multi-role fighters.

Defence ministry sources say the two deals have now been “sent” to the Cabinet Committee on Security for the “final nod” after “clarifying all objections” of finance ministry. “The contracts will be inked after the CCS clears within a week or so,” said a source.

This comes at a time when MOD and IAF are busy calculating the “lowest bidder” between French Rafale and Eurofighter Typhoon for the mega medium multi-role combat aircraft project to acquire 126 fighters at a cost likely to touch $20 billion. But while these fighter deliveries will begin from 2015 , IAF wants to induct trainers earlier to train new pilots. The hurry to acquire 75 Swiss Pilatus PC-7 basic trainers is critical since IAF’S 114 piston-engined HPT-32 jets have been grounded since August 2009 due to repeated engine failures.

“We want to begin our first course on the Pilatus trainers from July 2013,” said a senior officer. IAF, of course, is already inducting 123 British Hawk AJTS (advanced jet trainers), at a cost of around Rs 16,000 crore, but they are meant for “advanced’’ combat training. The contract for the around 450 fire-and-forget, allweather MICA (interception and aerial combat missiles) systems with French company MBDA, too, has been in the pipeline for quite some time.

It flows from the Rs 10,947 crore programme finalized in July for an upgrade of 51 Mirage-2000s with the help of French companies Dassault Aviation (aircraft manufacturer) and Thales (weapons systems integrator).

While the first two fighters are being sent to France next month for the upgrade, the remaining 49 will later be “souped up” with new avionics, radars, mission computers, glass cockpits, helmetmounted displays, electronic warfare suites, weapon delivery and precision-targeting systems by Hindustan Aeronautics Ltd in India. The overall upgrade project cost will go beyond Rs 15,000 crore over the decade it will take to be completed. Down to just 33-34 fighter squadrons (each has 16 to 18 jets) from a ‘sanctioned strength’ of 39.5

The 63 Mig-29s are to be upgraded under a $964 million deal inked with Russia in March 2008. Then, apart from the 126 MMRCA, IAF is also inducting 272 Sukhoi-30mkis contracted from Russia for around $12 billion. Moreover, the first lot of the around 120 indigenous Tejas Light Combat Aircraft will join IAF from end-2013 onwards. On top of this all, India plans to induct 250-300 stealth fifth-generation fighter aircraft co-developed with Russia from 2020 onwards, in what will be its biggest-ever defence project at around $35 billion.

Source: Times of India

Avions de combat : épreuve de vérité pour le Rafale et l’Eurofighter en Inde

4 nov. 2011 – Patrick de Jacquelot

Les autorités indiennes ouvrent cet après-midi les enveloppes de prix des deux concurrents arrivés en finale. L’enjeu : un contrat de 126 avions de combat à livrer, pour près de 10 milliards d’euros.

Emotions fortes garanties aujourd’hui au ministère indien de la Défense. C’est cet après-midi, en présence de leurs représentants, que seront ouvertes les enveloppes de prix des deux concurrents arrivés en finale du méga-appel d’offres de près de 10 milliards d’euros portant sur l’achat de 126 avions de combat : le Rafale de Dassault Aviation et l’Eurofighter du consortium européen EADS-BAE Systems-Finmeccanica.

En ces temps de disette budgétaire, l’enjeu est crucial pour les deux industriels compte tenu du nombre d’avions à produire, même si 108 des 126 appareils sortiront d’une usine locale, dans le cadre d’un transfert de technologie. Le Rafale peut encore compter sur une commande nationale fournie, mais l’avenir n’est pas inscrit dans le marbre. Son concurrent européen doit compter avec la décision de l’un de ses clients majeurs, l’Allemagne, qui va réduire sa commande de 177 à 140 exemplaires. Le Royaume-Uni et l’Italie pourraient suivre. Chaque camp y est donc allé de son lobbying ces dernières semaines. Pour les Français, ce sont Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, et le général Jean-Paul Palomeros, le chef d’état-major de l’armée de l’air, qui se sont succédé sur place.

Face à un voisin chinois qui montre de plus en plus ses muscles, New Delhi a entrepris un vaste programme de modernisation de son armée, en particulier de l’air. Mais compte tenu des habitudes locales, les observateurs pourraient douter de la capacité des Indiens à tenir le calendrier de l’appel d’offres. A tort. Non seulement le ministère de la Défense a réussi à sélectionner deux finalistes, à l’issue d’une série d’essais très poussés. Mais il a eu de surcroît le cran d’éliminer les favoris américains, le F16 de Lockheed Martin et le F18 de Boeing, au risque de se fâcher avec Washington. Le Gripen du suédois Saab et le MIG 35 du russe MIG faisaient en outre figure d’outsiders.

Etape décisive mais pas définitive

L’ouverture des offres constitue donc une étape décisive, mais probablement pas définitive, car il faudra encore du temps aux autorités pour décider du vainqueur. Comme les deux protagonistes seront présents, chacun découvrira le prix de l’autre. La révélation de ces chiffres constituera évidemment une précieuse indication pour la suite, surtout s’ils sont très différents. Mais la procédure ne s’arrêtera pas là. « Les offres révélées aujourd’hui ne portent que sur le prix d’achat des avions, explique un observateur. Dans un deuxième temps, le ministère de la Défense va calculer le coût total des appareils sur quarante ans, en fonction d’hypothèses de nombre d’heures de vol ou encore de coût du carburant. » « Et sur cette durée, poursuit-il, le coût d’achat initial peut tripler. » Même si l’un des appareils affiche un prix très inférieur, il faudra donc se garder de conclusions hâtives.

Autre élément important, le ministère de la Défense a calculé un ordre de grandeur du coût des avions qu’il souhaite acquérir. Si les deux constructeurs sont sensiblement plus chers, l’appel d’offres pourrait être annulé. Ceux qui, au sein de l’esta-blishment militaire, en pincent pour le F35 de Lockheed Martin ne demandent pas mieux.

Source: Les Echos

La Crise européenne va-t-elle tuer à l’export l’Eurofighter en Inde?

D’après le Financial Times, l’Allemagne s’apprête à couper drastiquement dans son budget d’acquisition de matériel militaire ce qui risque de mettre en difficulté EADS qui est impliqué dans tous les programmes concernés.

Les commandes d’Eurofighter Typhoon, de l’A400M, des hélicoptères Tigres et NH-90 sont revus à la baisse. Les coupes semblent sévères puisqu’on parle de réduire de moitié le nombre d’appareils Tigre (40 appareils en lieu et place des 80 initiaux). Les commandes d’Eurofighter passeront de 177 à 140 appareils, celles de l’A400M de 53 à 40 et celles du NH-90 de 122 à 80.

Or, cela doit se faire en accord avec ses partenaires dont la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne. La France risque de l’accepter en raison de la crise actuelle de la dette mais les autres partenaires de l’Eurofighter sont peu susceptibles d’être aussi enclins. Des pénalités sont à envisager car à la différence du contrat saoudien où les britanniques ont pu replacer leur machines commander à un standard limité; les indiens demandent l’ultime standard que les allemands n’ont pas encore commandés.

Ce qui place le Rafale en bonne position sur le marché indien qui semblait déjà acquis à l’Eurofighter. Comme l’a montré le conflit libyen, l’avion omnirole de Dassault est déjà pleinement opérationnel ce qui est loin le cas pour le Typhoon en matière de frappes au sol notamment.

Déjà au début du mois d’aout, EADS voulait, dans ses usines allemandes et espagnoles diminuer les cadences de production de l’appareil pour éviter le chomage à ses employés jusqu’à ce qu’une commande à l’export soit sûre. Ainsi les cadences passeront de 53 à 43 appareils par an. Ce qui n’est pas très favorable pour acquérir le marché indien et son programme MMRCA (126 avions de combat pour $10,4 milliards). En effet pour tenir les impératifs d’équilibre avec la Chine et le Pakistan, l’Inde a besoin d’acquérir rapidement l’appareil, 18 appareils devant être fournis entre 2014 et 2017 avant que Hindustan Aeronautics puisse prendre le relais pour les 108 machines restantes à partir de 2017.

Alain Juppé se rend d’ailleurs en Inde les 20 et 21 octobre pour influencer la décision mais aussi pour discuter des offcets (50% de la valeur du contrat doit être réinvesti dans l’industrie de défense indienne). Est-ce que la crise et le conflit libyen auront raison des réticences envers le Rafale? Qui sera le premier client, les Emirats-Arabes-Unis ou l’Inde?

 

Duels In The Sky

Jun 6, 2011

By Bill Sweetman
Washington

The European fighter development community’s views on the Joint Strike Fighter (JSF) have become more negative since 2005-06, and this is not, primarily, the result of marketing. The commentary expressed in offline meetings at conferences and shows is much more negative than on-the-record statements suggest.

People at Saab, Eurofighter and Dassault are of one voice on JSF and do not believe it will deliver its promised affordability, whether in acquisition, upgrades or operational cost, or that it will deliver capability on its present schedule. They expect that when JSF emerges from development, its stealth technology will be less valuable than expected, and that it will be inferior in other respects to European products.

The non-competitive selections of the JSF by the Netherlands, Norway and Canada are attributed to three main factors: political pressure by the U.S. (suspected for years but confirmed in 2010 by WikiLeaks), U.S.-oriented air forces, and political vacillation enabled by the fact that full-rate production JSFs are not available for order.

This worldview underpins the Europeans’ determination to keep their programs alive until the JSF program runs its course, or unravels, as they expect it to.

India’s decision to eliminate all but two contenders for its Medium Multi-Role Combat Aircraft (MMRCA) requirement was a blow to Boeing and Saab, the companies in the losing group who had reason to hold out most hope in the competition (see p. 21). For the survivors, Eurofighter (Typhoon) and Dassault (Rafale), it means a bruising duel to win the contract and—for the winner—a major challenge to fulfill it.

Indian officials say the winners scored highest on technical grounds, which is not surprising. Typhoon and Rafale are larger and more powerful than Saab’s Gripen. The former is better at high altitude and the latter excels in payload and range. The European fighters also have a more contemporary aerodynamic design than Boeing’s Super Hornet.

But a word of caution—what is being offered in both cases is not what is coming off the production line today. Boeing’s Super Hornet proposal seems to have been close to the in-production F/A-18E/F Block 2, with the exception of General Electric’s Enhanced Performance Engine (EPE) version of the F414. Gripen NG rests on a development program that is well underway.

Whether Rafale or Typhoon is selected, the program will aim to achieve several things simultaneously, including co-developing improvements such as an active, electronically scanned array (AESA) radar and Meteor air-to-air missile (AAM) integration; dealing with obsolescence issues that are inevitable in long development cycles; transfering technology and launching joint indigenous production; and transplanting a complex all-digital aircraft into the Indian air force, all on a tight timescale.

If Rafale wins, and is also successful in Brazil, Dassault and its partners—Safran and Thales—will be doing much the same thing, 9,000 mi. from India.

Good luck with that. The Indian customer, however, may take the view that the burden of risk will fall on the contractor—and ultimately its domestic government stakeholder, which is unlikely to want to see problems erupt into public finger-pointing.

Boeing and Saab, meanwhile, can take comfort in depicting the Indian decision as something less than an outright repudiation of their approach to fighter design and the market. Boeing can present it as a choice to not rely on the U.S. for a principal weapon system, and Saab can point out that either finalist represents a move to closer ties with the major powers of Europe.

The current competitive situation of the three “Euro-canard” fighters, however, is shaped by economic, operational, technical and historic factors, and whether one or all survive into the 2020s as viable programs depends on all of them.

The historic factor dates to the mid-1980s, when France and the Eurofighter partners went their separate ways. Germany and the U.K. argued that one-nation programs no longer had the critical mass to compete with those from the U.S. France believed multinational programs without a clear leadership structure were impossibly cumbersome.

Both arguments were right.

Rafale works, but is being built at such slow rates that costs are high. To increase rates would be to starve other national programs of resources. Typhoon’s production and upgrade program has been successively delayed and restructured as the sponsoring nations have wrangled over how much should be spent on each step, and when.

Sweden escaped these outcomes because it had always structured its fighter programs differently. Design, integration and most manufacturing remained in Sweden, but subsystems such as the engine, radar and weapons were co-developed with foreign partners or imported. Combined with a uniquely authoritative and highly skilled government arms-development agency, Gripen’s development has been affordable on a national basis.

Technically and operationally, Rafale and Typhoon are more different than the distant view suggests. At its conception, Typhoon was expected to enter service at a point where Tornado, developed by three of its four partners, would be at its mid-life point. Combined with the emerging threat of the MiG-29 and Sukhoi Su-27, this drove the design toward air-combat performance, with a configuration that accommodated large radar and a standard, low-drag, six-missile load-out, and aerodynamics and propulsion optimized for agility (including supersonic maneuver) and acceleration.

The RAF considers the Typhoon second only to the Lockheed Martin F-22 in the air-to-air regime. Armed with Meteor ramjet-powered AAMs and equipped with a high-end infrared search-and-track (IRST) system, it will be more formidable yet. The problem is that few customers face adversaries with large or modern fighter forces.

Also, there is a difference of approach among the four Typhoon nations. The U.K. has recognized since the early 2000s that the Typhoon will have to take over some or all Tornado missions and developed an interim air-to-ground precision-strike capability. But the other partners have not seen this as an urgent need (and are less involved with air operations in Iraq and Afghanistan), so funding for definitive solutions has been slow to materialize.

Nonetheless, the Typhoon team continues to promote future variants, including evolved designs with thrust vector control (TVC)—which, among other things, improves handling with heavy external loads—and even a carrier-based version, which is of interest to India (and to the U.K. if JSF has problems). TVC is linked to carrier landing capability, as it permits a trimmed approach at a lower angle of attack and overcomes a problem with earlier “Seaphoon” studies—the big radome that interposed itself between the pilot’s eyes and the ship.

Rafale, by contrast, was designed to permit a one-type air force for France, including the navy, with missions ranging from close air support to nuclear strike. The result was a small aircraft with the ability to carry a large external load and lower top-end performance than Typhoon. Another tradeoff was to accept less radar range in return for flexibility and light weight, with the relatively small passive phased array of the RBE2.

The Rafale has impressive capabilities, including discretion, which the French prefer to the term “stealth.” Rafale visibly shows more marks of low-observables technology than its contemporaries, and there is evidence that its Thales Spectra electronic warfare system has an active cancellation mode.

The Rafale team has, since the mid-2000s, done reasonably well at keeping its plans to mature and upgrade the aircraft on schedule. It can self-designate with the GBU-12 laser-guided bomb and carries the Sagem AASM extended-range, precision-guided weapon family. For the destruction of enemy air defenses mission, presentations show one Rafale targeting with radar from outside lethal range, while another approaches in terrain cover and delivers a pop-up AASM. The latest version to be tested is the imaging-IR model. Rafale is also operational with the Thales Areos multiband, long-range oblique reconnaissance pod.

Stealth, meanwhile, appears to be the hallmark of Gripen development, in that it is moving forward under a shroud of non-publicity. Sweden has taken the strategic decision to retain a small but capable air force, which will be based on Gripen until at least 2040. The only currently planned route to that goal is through the JAS 39E/F Gripen NG.

The next milestone is the return to flight of the Gripen Demo prototype, equipped with the E/F’s new avionics system, designed to reduce the cost of upgrades by partitioning mission systems from flight-critical functions. Selex Galileo is pushing forward with the Skywards-G IRST—the first system of its type to operate in dual IR bands—and the Raven ES-05, the first wide-angle AESA.

The first new-build Gripen NG is due to fly in 2012. Reports describe stealth enhancements including diverterless inlets. The enhanced performance (EPE) engine would be a useful addition—at its highest reported rating, its non-afterburning output would be over 90% of the maximum thrust of the C/D’s RM12 engine, although Saab may elect to take a smaller thrust boost combined with longer engine life to reduce ownership cost. GE claims that the EPE is relatively low-risk.

There’s a lot of work to be done if European programs are to remain viable, but so far, industry considers it worthwhile.

Source: Defense Technology International (DTI)

L’Iran interdit de survol l’avion de Merkel, colère de Berlin

De Béatrice LE BOHEC (AFP) – Il y a 2 jours

NEW DELHI — L’Iran a brièvement fermé son espace aérien à l’avion de la chancelière allemande Angela Merkel qui se rendait mardi en Inde pour une visite officielle, provoquant la colère de Berlin.

L’avion de Mme Merkel, attendue mardi à New Delhi pour rencontrer le Premier ministre Manmohan Singh et la présidente de l’Union indienne Pratibha Patil, a été temporairement empêché de survoler l’Iran dans la nuit, a annoncé son porte-parole, Steffen Seibert, via le site de microblogs Twitter.

Le ministre allemand des Affaires étrangères a annoncé mardi avoir convoqué l’ambassadeur d’Iran pour protester contre le refus de son pays de laisser l’avion de la chancelière survoler son territoire.

Le chef de la diplomatie a jugé « absolument inacceptable » cette interdiction.

« C’est un manque de respect vis-à-vis de l’Allemagne », a-t-il ajouté dans un communiqué. « C’est pourquoi j’ai convoqué l’ambassadeur iranien à Berlin. Nous dirons très clairement qu’une telle atteinte aux conventions internationales ne peut en aucun cas être tolérée par l’Allemagne ».

Aucune précision sur les raisons pour lesquelles l’avion n’a pas pu survoler l’Iran n’a été fournie immédiatement.

Lors d’une conférence de presse commune avec Manmohan Singh, Mme Merkel s’est refusée à tout commentaire sur l’incident. Son avion a dû tourner au-dessus de la Turquie pendant deux heures avant d’être autorisé à franchir l’espace aérien iranien, selon les médias.

« Je suis très contente d’être arrivée sans encombre ici », a-t-elle simplement déclaré. « Tout s’est très bien fini. Nous avons pu avoir une consultation germano-indienne, c’est la chose la plus importante », a assuré Angela Merkel.

Son porte-parole, qui l’accompagne lors de ce voyage, avait écrit sur Twitter: « Début inhabituel du voyage en Inde. L’Iran refuse temporairement à l’avion de la chancelière le survol (de son territoire). Atterrissage avec retard à New Delhi ».

Selon un journaliste de la chaîne publique allemande ARD, qui accompagne Angela Merkel, un autre avion avec à son bord quatre ministres du gouvernement allemand a pu survoler l’Iran sans problème et atterrir comme prévu dans la capitale indienne.

L’Iran est soumis depuis 2007 à une batterie de sanctions politiques et économiques des Nations unies, des Etats-Unis et de l’Union européenne en raison de son programme nucléaire controversé.

Cet épisode a partiellement éclipsé la tenue des discussions avec les dirigeants indiens visant à renforcer les liens commerciaux bilatéraux entre l’Allemagne et la troisième puissance économique d’Asie.

Mme Merkel a plaidé la cause de l’Eurofighter, développé par un consortium européen comprenant l’Allemagne, actuellement en compétition avec le Rafale de Dassault pour remporter un gigantesque appel d’offres de 126 avions de chasse pour moderniser l’armée indienne.

« Nous sommes convaincus que nous avons la meilleure offre comparée aux autres », a-t-elle assuré.

L’Allemagne est le premier partenaire européen de l’Inde avec des échanges commerciaux estimés à 15,4 milliards d’euros en 2010.

Concernant la succession du Français Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international (FMI), Manmohan Singh a assuré que le sujet n’avait pas été évoqué avec Mme Merkel.

L’Allemagne soutient la candidature de la ministre française des Finances Christine Lagarde, donnée comme favorite, mais les pays émergents, dont l’Inde, critiquent la mainmise des Européens sur le poste de directeur général de l’institution.

M. Singh a toutefois affirmé que l’Inde voulait que le meilleur candidat, « indépendamment de sa nationalité », puisse être nommé à la tête du FMI.

India Shifts Allegiance From Russia To Europe

May 10, 2011

By Jay Menon

NEW DELHI — India is slowly shifting its allegiance from its traditional arms suppliers in Russia toward other European firms.

The country last month rejected Russia’s bid to sell India its MiG-35 fighter jets in the largest arms tender of this century. India also declined Boeing and Lockheed Martin’s bids for the $11 billion Medium Multi-Role Combat Aircraft contract. The final contenders to deliver 126 jets are the Rafale, made by France’s Dassault Aviation, and the Eurofighter Typhoon.

Senior Indian Air Force (IAF) officials say Russia’s Rosoboronexport and MiG design bureau were informed about the perceived drawbacks of the Russian offer, which included the engines. “The Russian technologies did not fit the program,” an official says, without elaborating.

In another snub of Russia, for the first time the IAF has decided to look beyond Moscow for spares for its inventory of Russian systems. India’s defense ministry recently issued global tenders worth several million dollars to international suppliers to reload its stocks of spares for its Russian-made MiG-23, MiG-27 and MiG-29 combat aircraft; IL-76 heavy-lift transports; IL-78 midair refuelers; all Mi-series helicopters; Pechora and OSA-AK air defense missiles and P-18 and P-19 radars.

The IAF has pointed out that delays in Russian after-sales support for military equipment are hurting the country’s battle readiness. “India has long leaned on Russia to equip its armed forces with military hardware. But Russia doesn’t have it all together to supply in one go anymore,” a senior IAF official tells Aviation Week.

The IAF also has problems with the serviceability of its MiG series, leading to the government informing parliament in February that it was planning to phase out the accident-prone fighter jets by 2017, when modern aircraft would be inducted.

“Many more such tenders are in the pipeline,” the IAF officials says.

But the change in stance also signifies a significant step in the government’s efforts to strengthen its rapidly depleting air power and ensure it is ready to meet the challenge of combating a resurgent China and an ambitious Pakistan.

The Indian army also has issued a request for information for acquiring active protection and countermeasure systems for its T-90S main battle tanks.

“Supply of spare parts are an issue with Russia, and though we still depend on the original equipment manufacturer for specialized spare parts, we are forced to look outside Moscow for generalized spares at a better price,” an army official says.

India has been heavily reliant on Russia, which produces about 60% of the equipment used by the Indian armed forces. India has awarded its largest arms contracts to Russia during the recent decade, including its order for the Admiral Kuznetsov aircraft carrier and a group of MiG-29K jets for the vessel, as well as frigates and a rented submarine.

India also joined forces with Russia to build BrahMos cruise missiles, a fifth-generation fighter jet and the new MTA transport plane.

Ajay Lele, a former IAF wing commander who currently works with the New Delhi-based Institute for Defense Studies and Analyses, tells Aviation Week that India is exploring other options since its buying potential has increased and its nuclear market has also opened up.

“A country’s defense requirements cannot wait endlessly,” Lele says. “India wants hardware on [the] ground, hence it is looking for better technical options that include easy deliverables, state-of-[the]-art technology and economies of purchase.”

India has tripled its defense budget over the past decade – to $32 billion this year, the world’s 10th largest – in an attempt to foil a quadrupling of spending in the same period by neighboring China. The country is planning to spend $80 billion on defense in the next five years to acquire new equipment.

Kapil Kaul, chief executive of the Indian unit of consulting firm the Center for Asia-Pacific Aviation, says that geopolitical concerns are also being taken into account, as India looks to shore up relations with Europe. “[With the] European Union being an important political partner, India needs to balance the geopolitical impact,” Kaul says.

Source: AviationWeek.com