EADS : Cassidian fournit le radar du nouveau patrouilleur des gardes-frontière finlandais

10/08/2012

(Boursier.com)

Cassidian -la division de défense et de sécurité d’EADS– va équiper le nouveau patrouilleur de haute mer des garde-frontières finlandais de son radar naval éprouvé TRS-3D. Le chantier naval STX à Rauma en Finlande a chargé Cassidian de fournir ce radar d’ici mi-2013, en vue de son intégration au nouveau navire.

Ce nouveau radar est destiné à la représentation fiable et détaillée de la situation ainsi qu’au contrôle sûr des missions d’hélicoptères et de recherche et sauvetage face aux conditions environnementales extrêmes des eaux côtières finlandaises.

Rappelons que le TRS-3D est un radar naval multimode à 3 dimensions pour la surveillance de l’espace aérien et maritime, capable de corréler les données des positions et déplacements des cibles avec le système d’identification MSSR 2000 I de Cassidian et d’assurer ainsi une identification automatique des navires et des avions. Il est déjà utilisé à bord des patrouilleurs ‘Squadron 2000’ et des navires de la classe ‘Hämeenmaa’ de la marine finlandaise.

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DCNS propose la frégate Fremm et le Mistral au Canada

31/05/2012

Michel Cabirol

Le groupe naval français fait actuellement campagne au Canada pour vendre le design de la frégate multimissions en partenariat avec le chantier naval canadien Irving. Il est également en piste pour vendre de deux à trois Mistral à la marine royale canadienne. Deux projets assortis de transferts de technologies.

DCNS mise sur le Canada. Sans le dire officiellement mais tout le suggérant, le groupe naval vient d’ouvrir un bureau à Ottawa. C’est ce que ce que dit en filigrane le communiqué de DCNS, qui « aspire à apporter des solutions navales fortement interopérables avec le client canadien ». Il était d’ailleurs présent à l’exposition Cansec, organisée par l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité (AICDS) les 30 et 31 mai à Ottawa.

Pourquoi cet intérêt pour le Canada, qui d’habitude ne passionne guère les industriels de la défense français à l’exception donc de DCNS et de Thales, présent via sa filiale Thales Nederland ? Pour le groupe naval, le Canada est un pays où il lui semble possible de faire une percée commerciale. Du coup, il investit. « Nous n’irons pas en tant que prime (maître d’œuvre, ndlr) mais en partenariat avec des industriels canadiens », explique-t-on chez DCNS. Que vise DCNS ? L’acquisition par le Canada de douze nouvelles frégates en vue de remplacer les actuelles (Halifax) et de deux navires BPC (Bâtiment de projection et de commandement), de type Mistral dans le cadre de la stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale (SNACN) du Canada.

15.000 emplois au Canada

Ce programme doit consacrer une enveloppe de 33 milliards de dollars canadiens (25,8 milliards d’euros) sur une période de 20 à 30 ans pour la construction de 21 navires de combats à la Marine royale canadienne et de 7 autres civils pour la Garde côtière canadienne. Le gouvernement a d’ailleurs déjà sélectionné en octobre 2011 deux chantiers navals canadiens, le groupe Irving Shipbuilding pour les navires de guerre et Vancouver Shipyards (groupe Seaspan) pour les autres.

Selon l’AICDS, ces projets de construction navale représenteraient des avantages économiques directs et indirects annuels de plus de 2 milliards de dollars canadiens (1,56 milliard d’euros) et contribueraient à la création de 15.000 emplois au cours des 30 prochaines années. C’était l’objectif du gouvernement canadien. « La priorité absolue de notre gouvernement est de stimuler l’emploi et la croissance économique. Nous avons promis aux Canadiens de faire construire de nouveaux navires au Canada (…) », avait d’ailleurs expliqué en octobre dernier le ministre de la Défense, Peter MacKay, lors de l’annonce sur les choix des chantiers navals.

DCNS propose le design de la frégate Fremm

Selon nos informations, c’est dans ce cadre que DCNS discute actuellement avec Irving et lui propose le design de la frégate multi-missions Fremm (6.000 tonnes) avec des modifications canadiennes ainsi que le système de gestion de combat des navires (CMS), le Setis, assorti d’un transfert de technologies des plus classiques. Pour les missiles, les Canadiens vont se tourner naturellement vers les industriels américains mais sont intéressés par le missile anti-missile Aster de MBDA. Ce projet estime-t-on chez DCNS pourrait aboutir d’ici à deux ans.

Avantage pour le Canada, le design de la Fremm existe. La France a commandé à DCNS 11 frégates multi-missions pour des livraisons échelonnées entre 2012 à 2022. « Ces nouveaux navires permettront à la marine canadienne de continuer à surveiller et à défendre les eaux canadiennes et à contribuer de façon significative aux opérations navales internationales. Ce projet est à l’étape de l’analyse des options et sera présenté en temps voulu au gouvernement aux fins d’approbation pour passer à l’étape de la définition », explique le site des Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Les BPC en piste pour régner sur l’Arctique

S’agissant des Mistral, qui intéresse beaucoup le Canada (La Tribune du 7 janvier), DCNS discute avec le chantier naval québécois Davie, le seul à disposer de bassins de construction suffisamment profonds pour le BPC ainsi qu’avec le groupe canadien d’ingénierie SNC-Lavalin. Le gouvernement canadien veut acquérir deux navires de soutien interarmées (NSI), que Ottawa juge « essentiels au succès des missions internationales et nationales des Forces canadiennes », et aura l’option d’en acheter un troisième. Le projet représente un investissement total d’environ 2,6 milliards de dollars canadiens (2 milliards d’euros).

Les NSI permettront de remplir les fonctions principales des pétroliers ravitailleurs d’escadre actuels, à savoir, entre autres, l’approvisionnement en carburant, en munitions, en pièces de rechange, en nourriture et en eau. Ils auront une installation moderne de soins médicaux et dentaires, comprenant une salle d’opération, ainsi qu’un atelier de réparation pour assurer le fonctionnement des hélicoptères et d’autres équipements; enfin, ils auront une capacité d’autodéfense élémentaire. Le chantier naval STX France a la possibilité de « consolider la coque du navire afin de l’adapter aux latitudes septentrionales ». C’est ce qu’avait affirmé en 2010 lors du salon Euronaval, le directeur général de STX France, Jacques Hardelay. Depuis la France a vendu le Mistral à la Russie, dont un exemplaire serait affecté dans l’Arctique. Un atout de plus pour le BPC dans sa campagne de promotion au Canada.

Source: la Tribune

Accord définitif sur la fourniture de Mistral à Moscou

par Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou

26/05/11

DEAUVILLE, Calvados (Reuters) – La France et la Russie sont parvenues à un accord définitif sur la fourniture à la marine russe de quatre porte-hélicoptères de type Mistral, ou BPC (bâtiment de projection et de commandement).

L’annonce en a été faite jeudi par les présidents français Nicolas Sarkozy et russe Dmitri Medvedev lors d’une rencontre en prélude au sommet du G8 qui s’est ouvert à Deauville.

En négociation depuis plusieurs mois, cet accord, le premier portant sur la fourniture de matériel militaire « sensible » à la Russie par un pays membre de l’Otan, a déjà suscité des réserves de la part des Etats-Unis et de l’inquiétude chez les voisins de la Russie comme la Géorgie.

« Nous avons trouvé un accord définitif s’agissant des deux BPC construits en France et deux BPC construits en Russie », a dit Nicolas Sarkozy lors d’une courte déclaration avec Dmitri Medvedev.

« Les éléments de la signature et du contrat ont été réglés, la signature aura lieu dans les quinze jours’, a-t-il ajouté.

Dmitri Medvedev a confirmé la signature prochaine de l’accord, qu’il a qualifié de « très important pour les relations entre la Russie et la France ».

Les pourparlers entre les deux pays ont commencé fin 2009 et ont longtemps buté sur les transferts de technologie réclamés par la Russie et sur le prix.

Ils sont entrés dans la dernière ligne droite après la signature, en janvier, d’un « accord politique » confirmant les termes de la négociation, à savoir que deux des BPC seront construits dans les chantiers navals STX de Saint-Nazaire et les deux autres ultérieurement dans des chantiers navals russes.

Citant des sources proches de la négociation, les médias russes avaient alors indiqué que le prix total des deux premiers BPC serait de 1,37 milliard d’euros.

Leur construction représentera pour les industriels français DCNS et STX l’équivalent de cinq millions d’heures de travail ou 1.000 emplois sur une période de quatre ans.

ACCORD DANS LE TOURISME

Long de près de 200 mètres et pesant 21.300 tonnes, le BPC peut embarquer jusqu’à 16 hélicoptères et quatre chalands de transport de matériel ou deux engins de débarquement et 900 hommes.

Il peut également transporter une quarantaine de chars lourds et accueillir un poste de commandement capable de conduire une opération interarmées d’ampleur limitée.

La marine russe avait exprimé son intérêt pour les BPC après le conflit avec la Géorgie de l’été 2008, dans lequel la France avait joué les médiateurs, estimant que la possession d’un tel bâtiment lui aurait permis d’accomplir la mission qu’elle avait alors menée beaucoup plus rapidement.

Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois plaidé jeudi pour une normalisation des relations militaires avec Moscou.

« Je voudrais redire ma conviction et la conviction de la France que la Guerre froide est terminée, que le Mur de Berlin est tombé et qu’il faut considérer la Russie comme un pays ami et réfléchir avec elle à la constitution d’un vaste espace de sécurité et de prospérité ensemble », a-t-il dit.

A l’issue de leur entretien de près d’une heure dans un grand hôtel de Deauville, Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev ont par ailleurs diffusé une déclaration conjointe sur un projet de coopération pour le développement touristique du Caucase Nord.

Ce projet, dénommé « Vissota 5642 », a notamment pour objectif le développement de stations de sport d’hiver et la création de stations balnéaires sur le littoral de la Mer Noire et autour de la Mer Caspienne.

La France est « pleinement disposée » à partager avec la Russie son expérience et son expertise dans ce domaine et ce projet figurera dans les priorités du partenariat stratégique entre les deux pays, lit-on dans la déclaration franco-russe.

Selon le journal économique russe Vedomosti, qui cite des sources officielles russes, les deux pays envisagent de mettre sur pied une coentreprise de deux milliards d’euros pour la réalisation concrète de ce projet.

Edité par Yves Clarisse

Source: Nouvel Observateur

Russian navy’s regeneration plans

A recent deal under which Russia will buy four Mistral naval ships from France is an important demonstration that Moscow is getting serious about building a modern navy. The first two landing helicopter docks (LHDs) will be constructed in France and, in a significant boost to the Russian shipbuilding industry, the other two will be built under licence in Russia. Agreed on 25 January, the deal will mark the first time that a Western country has transferred any major weapons platform to Russia since the end of the Second World War. However, it remains unclear whether it will kick-start a new phase of modernisation, and whether the large-scale reform envisaged in Russia’s State Programme of Armaments 2011–2020 can be realised.

Boost to Russian industry
The agreement has wide-ranging implications for industry, for foreign aspirations to participate in the Russian market, for military capabilities and for Russia’s longer-term modernisation plans.

Source: Strategic Comments/IISC

http://www.iiss.org/publications/strategic-comments/past-issues/volume-17-2011/february/russian-navys-regeneration-plans/

Accord franco-russe sur la construction de BPC

Mise à jour :25/01/2011

Un accord a été signé le 25 janvier entre la France et la Russie sur la coopération dans le domaine de la construction de bâtiments de projection et de commandement (BPC).

Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, et Igor Setchine, vice-président du gouvernement de la Fédération de Russie, ont signé en présence de Nicolas Sarkozy, Président de la République un accord intergouvernemental sur la coopération dans le domaine de la construction de bâtiments de projection et de commandement (BPC) le 25 janvier à Saint-Nazaire.

La France et la Russie s’engagent à « apporter leur plein soutien à la construction de deux BPC en France et de deux BPC en Russie. Ce projet est le plus important parmi ceux jamais réalisés par la Russie et par un pays occidental dans ce domaine. » Sa réalisation devrait ouvrir « de nouvelles perspectives de coopération » entre les deux nations.

Source: Ministère de la Défense